>> Télécharger la revue de presse de mai 2011 pdf, 39 pages
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SURVOLS HEBDOMADAIRES : 
SURVOL HEBDO 21/2011 - 21 au 29 mai 
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SURVOL HEBDO 20/2011 - 16 au 20 mai 
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SURVOL HEBDO 19/2011 - 7 au 15 mai 
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SURVOL HEBDO 18/2011 - 2 au 6 mai 
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Lire les survols en continu : cliquer sur la catégorie "Archives presse par semaine" (colonne de gauche)
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LES ARTICLES REMARQUÉS, voir plus bas, après le sommaire
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SOMMAIRE DE LA REVUE DE PRESSE MAI 2011

La période a été marquée par le développement d'actions de lobbying tous azimuts du régime et de l'opposition dans la perspective du Sommet de la Sadc à Windhoek en Namibie, le 20 mai. Cette niemme "rencontre de la denière chance", n'a pas permis de statuer sur le sort de la Transition et de la feuille de route paraphée par le régime : le Sommet s’en est remi à une rencontre "entre toutes les parties", prévue le 6 juin à Gaborone. La résolution adoptée a donné lieu à des interprétations divergentes. Andry Rajoelina exige une " invitation spéciale" en tant que président de la Transition pour répondre à l'invitation. L'ordre du jour et la liste des participants n'est pas arrêtée et il n'est pas encore certain que le Rdv soit confirmé. Les controverses se sont multipliées sur la représentativité des forces politiques appelées à participer à ce Sommet, qui ne sera pas une simple formalité de signature de la feuille de route, contrairement à ce qu'en attend le régime.
Le président de la Transition a effectué sa première sortie officielle, invité par la Turquie à participer au Sommet des PMA à Istanbul. La Turquie s'engage dans un important programme de coopération. Sur le chemin du retour, il a eu une "réunion de travail" avec le ministre français des Affaires étrangères et a rencontré le SG de l'OIF. La France appuie la feuille de route et l'organisation d'élections avant la fin 2011, avec Maurice comme allié. L'Union Européenne, en revanche,  exprime ses réserves sur le processus engagé par le régime. Les co-présidents de l’assemblée parlementaire ACP-UE persistent dans leur condamnation des dirigeants du régime, ils condamnent l’invitation d’Andry Rajoelina au sommet des PMA à Istanbul
La session du Parlement s'est ouverte avec plusieurs projets et propositions de loi au programme : Code électoral, loi relative à la CENI, amnistie et réconciliation nationale, statut de l’opposition, statut des anciens chefs d’Etat et dépénalisation des délits de presse. L’élargissement des deux Chambres reste en suspens, de même que le calendrier électoral, bien qu'Andry Rajoelina se soit à nouveau prononcé pour des élections avant fin novembre, quelle que soit la décision de la Sadc.Le pouvoir accélère l’adoption des textes électoraux ; le Code électoral a été adopté dans l’urgence et à l'unaninimité. Camille Vital a jeté un pavé dans la marre en affirmant que la réconciliation nationale était inutile.
Zafy Albert a pris l’initiative d’une nouvelle organisation de l’opposition. Son "Mouvement des Malgaches pour la patrie" ("Rodobe") a tenté de relancer la mobilisation de l'opposition mais s'est heurté à la fermeté des forces de l'ordre.
La CNOSC se montre très critique sur l'attitude de la médiation de la Sadc,  elle propose la reprise en main du processus de sortie de crise et sollicite l'appui du FFKM. La société civile  se prononce contre des "élections unilatérales" et soutient que les chefs d’institution de la Transition et les quatre chefs de file des mouvances ne devront se présenter ni à la présidentielle ni aux législatives. Le SeFaFi met en doute la représentativité des organisations de la société civile et fustige une nouvelle fois la classe politique.  L’Eglise catholique souhaite que les dirigeants de la Transition ne se présentent pas aux élections. Le Mouvement des ecclésiastiques (HMF) prône le grand pardon. De nouveaux "Notam" frappent les deux anciens présidents en exil. Amnesty International publie son rapport 2011 et consacre un chapitre à la situation des droits de l’homme à Madagascar. Certains voient dans ce rapport une proximité avec celui du Département d'Etat publié quelques jours auparavant.

La crise politique
03/05 : le Premier ministre Camille Vital s’engage dans des actions diplomatiques
            tous azimuts
09/05 : Andry Rajoelina invité au Sommet des PMA en Turquie, rencontre à Paris
            avec Alain Juppé
13/05 : l’opposition reçue par l’ambassade des Etats-Unis demande une réunion
            au sommet entre Malgaches
18/05 : les co-présidents de l’assemblée ACP-UE persistent dans leur condamnation
            des dirigeants du régime
21/05 : le Sommet de la Sadc s’en remet à une rencontre « entre toutes les parties »
            à Gaborone le 6 juin.
27/05 : Camille Vital jette un pavé dans la marre en affirmant que la réconciliation
            nationale est inutile
28/05 : le Code électoral adopté dans l’urgence

Droits humains, gouvernance
   Rapport d’Amnesty international, « Notam », condition carcérale,
   « prisonniers politiques », Education, disparations d’enfants, pédophilie,
   populations urbaines exclues, pauvreté, expatriation, médias, corruption

Actualité économique et sociale
- Relations avec les bailleurs de fonds et les organisations internationales
- Questions foncières, contrats miniers et pétroliers, ressources naturelles,
  environnement
- Divers
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ARTICLES REMARQUES DE MAI 2011
<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.

- 31 05 11 - Le Courrier - Edito - N. Randria - Hôpitaux anormaux...
L'auteur décrit l'incapacité du plus grand établissement hospitalier de la Grande Ile à assumer ses dépenses de fonctionnement courante : en cas d'hospitalisation, il faut fournir un sachet  en plastique, en guise de chemise pour les dossiers, des sparadraps, des compresses et... un thermomètre ! L'achat des médicaments et le coût des autres soins sont évidemment en sus. Et pourtant le pouvoir de Transition annonce la construction dans chaque province d'établissements aux normes internationales... Et cela ne fait tiquer absolument personne !

- 31 05 11 - Tribune - Edito - Patrick A. - Le facteur X
Gaborone, Gaborone : petit à petit, tout le monde est en train de se focaliser sur la prochaine réunion du 6 juin au Botswana. Chacun voudrait sans doute que la rencontre réussisse, mais le monde se divise entre ceux qui ont une vision tout à fait personnelle de ce que pourrait être la réussite de la réunion, et ceux qui n’arrivent pas à décrire ce que constituerait à leurs yeux une réussite. J’avoue glisser de plus en plus dans la deuxième catégorie. On est en droit d’être sceptique sur les chances de succès de Gaborone. Depuis deux ans et demi, l’attente du gros de la population peut se résumer à : que les parties prenantes s’entendent. Qu’importe les détails de l’entente, l’essentiel est qu’elle se fasse et que l’économie et le social ne soient plus les otages de la politique.

<> 30 05 11 - SeFaFi - Communiqué - Société civile, société politique, quelle représentativité ?
Au fil des mois vécus sous le régime de la Transition, fleurissent les déclarations et les prises de position signées par de nombreux partis politiques ou divers groupements civils. Certains de ces partis ou groupements sont de création récente et dépourvus de tout soutien populaire. D’autres publient des textes non signés. La plupart ne dispose d’aucune représentativité et n’est soumis à aucune redevabilité. A défaut d’un assainissement encore difficile, il est plus qu’urgent de procéder à un effort de clarification et d’honnêteté citoyenne.

<> 30 05 11 - Tribune - Edito - Ndimby A - Rappel des fondamentaux avant Gaborone
« Réunion de la dernière chance » à Gaborone les 5 et 6 juin prochains pour tenter de mettre un terme à la crise malgache. Combien de fois n’a-t-on pas entendu un tel qualificatif au gré des réunions dans les capitales africaines en vue de (tenter de) résoudre la crise malgache ? Avec à chaque fois les mêmes problèmes, et les mêmes déceptions, et ce pour une raison très simple : on a les mêmes personnes, les mêmes problématiques et le même autisme chronique mal soigné. Au sein des dirigeants des quatre mouvances, à part sans doute Albert Zafy qui n’a pas vraiment quelque chose à perdre ou à gagner, les trois autres protagonistes ont des intérêts personnels à faire valoir. Les uns pour se blanchir de dossiers pénaux (basés sur des faits réels ou supposés), et l’autre pour s’accrocher par tous les moyens à un siège volé par la voie des armes. Sans oublier les questions d’ego qui minent les relations.Avant que tout ce beau monde n’aille transformer cette « réunion de la dernière chance » en un fiasco, il est donc utile que l’on remette la balle au centre, et que l’on rappelle les nécessaires fondamentaux au sujet de cette crise.

<> 28 05 11 - SeFaFi - Communiqué - Selon que vous serez puissant ou misérable
Un mandat d’arrêt lancé à l’encontre d’un membre du CST, ancien député d’Antsohihy, pour le détournement présumé d’une lycéenne, non exécuté, dénonce La Gazette. L’opinion commence à s’interroger et les langues se délient. En effet, indépendamment de l’affaire Strauss-Kahn, l’opinion publique malgache a réagi ces derniers jours à l’annonce qu’un pédophile de nationalité française, qui se vante de bénéficier de protections en haut lieu, n’avait pas répondu à la convocation de la justice et était en fuite. Selon le quotidien, le fameux mandat d’arrêt aurait été bloqué au niveau du ministère de la Justice. Le SeFaFi n’a pas tardé à réagir en publiant un communiqué pour dénoncer une situation jugée « inacceptable ». L’organisme soulève longuement la question de l’immunité parlementaire applicable à un membre du CST qui n’a pas été élu mais désigné.

<> 27 05 11 - Fondation Friedrich Ebert - Baromètre des Medias Africains 2010 : Madagascar. Version française et anglaise (133 p).
Le Baromètre des Médias Africains (AMB) est une description en profondeur et  une évaluation compréhensive de l’environnement médiatiques sur le continent africain et à Madagascar.  À  la différence d’autres enquêtes de presse ou des médias, l’AMB est un exercice d’auto-évaluation effectué par des Africains et selon des critères et déclarations africains comme la «Déclaration des principes de la liberté d’expression en Afrique» (2002) de la «Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples». En collaboration avec l’Institut des Médias pour l’Afrique Australe (Media Institute for Southern Africa, MISA), le projet ‘médias’ de la Friedrich-Ebert-Stiftung en Afrique (fesmedia Africa) a créé le Baromètre des Médias Africains (AMB) en 2004. Le Baromètre des Médias Africains (AMB) est une analyse qui permet d’évaluer l’environnement médiatique d’un pays tout servant d’instrument de lobbying pour les réformes dans le secteur des médias.
Note de présentation : Le Baromètre des Médias Africains
Lien sur le rapport : http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=5&ved=0CDsQFjAE&url=http%3A%2F%2Flibrary.fes.de%2Fpdf-files%2Fbueros%2Fafrica-media%2F07371.pdf&rct=j&q=african%20media%20barometer&ei=O5vfTe3xBs-x8QPE3_WPCg&usg=AFQjCNF4SXAhvNUPMz_QDJjW2Zb6R-FyFQ&cad=rja<> 27 05 11 - Mada.pro - Richard Claude Ratovonarivo - La presse malgache 1866 à 1975 - De la restriction à la liberté surveillée
Ce dossier thématique concerne l’évolution de la liberté de la presse et les atteintes à la liberté d’expression à Madagascar, depuis la naissance du premier journal malgache en 1866 à nos jours. Pour en parler : Richard Claude Ratovonarivo, directeur-fondateur de MADA.pro. Editeur de presse, journaliste et enseignant en journalisme. Les deux dernies volets, portant sur la période 1975 à 2010 feront l'objet d'une publication ultérieure.

- 26 05 11 - CCOC -  Mémorandum sur la sortie de crise à Madagascar - 19 mai 2011
Le Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes  a élaboré ce mémorandum en vue de l’étude du cas de Madagascar lors du Sommet extraordinaire de la SADC en Namibie du 20 mai 2011.

- 25 05 11 - La Gazette - Edito - Adelson Razafy - Personne pour rapprocher les vues ?
Après le sommet de Windhoek du 20 mai, les parties malgaches sont convoquées le 5 juin à Gaborone (Botswana). Le document sera porté à Johannesburg où du 10 au 12 juin, les chefs d'Etat de la Sadc seront présents pour ériger la " zone de libre-échange de l'Est et du Sud de l'Afrique ", marché commun qui réunit les pays de la Sadc, de la Comesa et de l'Eac (East African Community). La feuille de route validée par la Sadc prendra ensuite la direction de Malabo (Guinée Equatoriale) où se déroulera le 29 juin prochain le sommet de l'Union Africaine. Au terme de ce parcours, Madagascar connaîtra un début de reconnaissance internationale avec la levée des sanctions et la réintégration de l'île dans les instances comme la Sadc et l'Union Africaine. En fait, il y a encore loin de la coupe aux lèvres...

- 23 05 11 - Madagoravox - Patrick Rakotomalala - Après la réunion de la SADC du 20 mai, quelques idées dans le désordre...
Une quinzaine de réflexions désabusées sur la situation politique malgache : la reconnaissance internationale, les bailleurs de fonds et l'aide internationale, la dégringolade sociale et économique du pays, les "manipulateurs prédateurs" du président de la Transition, son lobbying effréné, sa foi dans son futur destin présidentiel, la prolongation de la période de transition, l'incapacité de l'opposition, la réconciliation nationale, la politisation de l’administration, la corruption des corps d’Etat et des institutions, l'avenir du pays qui se décide en Afrique, les dessous de la diplomatie française, le désavoeu des médiateurs de la Sadc...

- 23 05 11 -  L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Gaboronronne
Eh bien non ! On n'est pas encore sorti de l'auberge de la SADC. Le feuilleton de route continue de plus belle. La crise persiste et la Transition a toutes les chances de perdurer davantage. On dit que Gaborone sera la dernière étape après Maputo, Pretoria et Windhoek mais il reste plusieurs capitales de l'Afrique australe que la crise n'a pas encore visitées en l'occurrence, Port-Louis, Lusaka, Victoria, Kinshasa, Mbabane, Maseru, Harare, Luanda et Lilongwe. Autrement dit, le chemin est encore plus long que celui qu'on a parcouru jusqu'ici.

- 21 05 11 - Slateafrique - Philippe Randrianarimanana - La crise malgache ne sera pas résolue de l'extérieur
Réunis à Windhoek en Namibie le 20 mai 2011, les chefs d’Etat de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) n’ont pas reconnu le régime de la Haute autorité de la transition (HAT) à Madagascar, pays qui avait été exclu de l’organisation après la prise du pouvoir d’Andry Rajoelina en mars 2009, grâce au soutien de l’armée. Cette décision pèse lourd car elle fait autorité auprès de la communauté internationale qui a délégué à la SADC une mission de médiation dans la crise malgache. La Cnosc prône un retour aux négociations entre tous les protagonistes. Autour d’une table, et non pas à travers des consultations isolées de chacun des protagonistes. C’est d’ailleurs l'un des reproches majeurs de la Cnosc au médiateur Simao qui «s’est fait complètement manipuler par des forces politiques qu’il est censé réconcilier et réguler» affirme un récent rapport de la Coordination qui procède à une analyse du contexte et des perspectives de sortie de crise, et fait le bilan de son travail de médiation nationale.

- 21 05 11 -  La Lettre de l'Océan Indien (LOI) - Andry Rajoelina se voit déjà élu président
Après avoir lâché un peu de lest politique pour essayer de s'attirer les bonnes grâces de la SADC, Andry Rajoelina s'est à nouveau replié sur le quarteron de conseillers qui l'entoure depuis son arrivée au pouvoir, il y a un peu plus de deux ans. Ce noyau dur le pousse à en finir avec les concessions politiques à ses adversaires et à organiser au plus vite un scrutin présidentiel qu'il serait en mesure de remporter. C'est cette équipe qui a fait rapidement avorter la nomination du Franco-Malgache Paul Maillot Rafanoharana comme conseiller diplomatique de la présidence.

- 19 05 11 - Le Courrier - Edito - Neta - De la souveraineté !
Pourquoi les Etats-Unis tiennent-ils tant à l'ancien président Marc Ravalomanana ? La réponse est que les USA comptaient en échange de l'appui politique de Marc Ravalomanana, recevoir le feu vert pour l'installation à Madagascar des infrastructures de l'Africom que les Américains essaient sans aucun succès d'imposer aux autres pays du continent africain.

- 18 05 11 - COFACE - Risque Pays : Madagascar
La COFACE (Compagnie Française d'Assurance du Commerce Extérieur), organisme de référence pour les investisseurs internationaux, classe toujours Madagascar parmi les pays à haut risque (note C). Point forts : Potentiel agricole important, quasi autosuffisance en riz, la denrée de base de l’alimentation, ressources minérales et hydrauliques importantes, potentiel touristique. Points faibles : pauvreté touchant les 2/3 de la population, majoritairement rurale, déforestation, érosion et trafic d’espèces rares, sensibilité aux aléas climatiques, dépendance à l’aide étrangère, exportations peu diversifiées,rRéseaux routier, hydraulique et électrique insuffisants.

<>  18 05 11 - IFC-Banque mondiale - Doing business 2011 : Madagascar
Doing Business 2011: Making a Difference for Entrepreneurs is the eighth in a series of annual reports investigating regulations that enhance business activity and those that constrain it. Doing Business presents quantitative indicators on business regulations and the protection of property rights that can be compared across 183 economies, over time. A set of regulations affecting 9 stages of a business’s life are measured : starting a business, dealing with construction permits, registering property, getting credit, protecting investors, paying taxes, trading across borders, enforcing contracts and closing a business. Data in Doing Business 2011 are current as of June 1, 2010. The indicators are used to analyze economic outcomes and identify what reforms have worked, where, and why.

- 18 05 11 - Tribune - Edito - Georges Rabehevitra - Merci, Paul, mais on te l'avais dit
"L’interview que Paul Maillot Rafanoharana a donné au journal l’Express, juste après avoir démissionné de son poste de conseiller diplomatique d’Andry Rajoelina, est intéressante à plus d’un titre. En effet, ses paroles ne font que confirmer ce que nous ne cessions de répéter depuis 2009, à savoir : Rajoelina n’est qu’un pion, une marionnette aux mains de quelques personnes sans scrupules et prêtes à tout, y compris tuer pour être au pouvoir. C’est rien moins qu’une bande de mafieux qui le maintient prisonnier d’une entreprise de banditisme organisé et de malfaisance vis-à-vis du pays, entreprise qui est à la fois en train de verrouiller politiquement la Nation et de mettre main basse sur ses richesses".

- 17 05 11 - Réactions de la presse au rapport annuel d'Amnesty International sur Madagascar

- 16 05 11 - Interview d'Andry Rajoelina par RFI (5'28)
« Je suis un homme qui est vraiment animé de courage, de foi et de conviction pour le développement de Madagascar. Donc, moi je sais que je dois y apporter mes contributions et je sais que je serais élu président de la République de Madagascar, que ce soit pour les élections à venir ou dans 5 ans ». Comment sortir de la crise à Madagascar ? Deux ans après l’insurrection et le coup d’Etat qui ont porté Andry Rajoelina au pouvoir, c’est toujours l’impasse. L’actuel homme fort du pays n’est pas reconnu par la communauté internationale mais il a été reçu par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Sera-t-il candidat à la future présidentielle ? Au terme de son séjour à Paris, le président de la Transition répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
http://www.rfi.fr/emission/20110516-andry-nirina-rajoelina-president-haute-autorite-transition-madagascar

<> 16 05 11 - Jeune Afrique - Andry Rajoelina : "Prolonger la transition à Madagascar serait une injustice"
Plus de deux ans après son arrivée au pouvoir et à quelques jours d’un sommet décisif de la SADC , le président de la Haute Autorité de transition, répond aux questions de Jeune Afrique. Crise politique, élections, Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy, armée, relations avec la France, nouveaux partenaires… Interview exclusive.

- 16 05 11 - L'Express - Interview de Paul Rafanoharana - "Le président est prisonnnier de luttes d'influences"
Sitôt nommé conseiller diplomatique du président de la Transition, le Franco-malgache Paul Maillot Rafanoharana a démissionné à l'issue de la tournée internationale d’Andry Rajoelina dont il affirme être l'initiateur. L'ancien officier saint-cyrien reconverti entrepreneur explique que sa nomination faisait de l'ombre à certains hommes de l’entourage présidentiel.

- 16 05 11  - L'Express - Lova Rabary Rakotondravony - Vaines interpellations des évèques
Réunis dans un recueil publié en avril 2011, les textes de la hiérarchie catholique de 2006 à 2010 constituent un document précieux pour une meilleure compréhension de la crise politique de 2009-2010. « De 2006 à 2010, les évêques et autres responsables se sont inquiétés de l'appauvrissement de la population et de la montée des tensions. Leurs mises en garde ont été vaines. Mais depuis que la crise a éclaté en 2009, l'Église catholique n'a pas davantage été entendue », indique l'éditeur, le Père Sylvain Urfer du SeFaFi. L'Eglise catholique a pris publiquement à plusieurs reprises position contre la candidture d'Andry Rajoelina et des autres dirigeants de la Transtion aux élections à venir, au nom du respect de la parole donnée.

- 14 05 11 - Interview d'Andry Rajoelina par TV5 Monde (4'20) à l'occasion de son escale à Paris où il a rencontré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, pour une "réunion de travail", ainsi que le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. il a achevé son séjour parisien par une rencontre avec la diaspora malgache.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/video-redac-web/p-16294-Madagascar-des-elections-avant-decembre-2011.htm

<>doc 13 05 11 - Amnesty International - Rapport 2011 - Madagascar - Page 1   Page 2
Pour la seconde année consécutive, le rapport annuel d'Amnesty international contient un chapitre sur Madagascar.
Accès au rapport mondial complet : http://amnesty.org/fr/annual-report/2011

Analyse de La Gazette
 : "Le document peut être divisé en quatre parties principales, d’abord l’utilisation excessive de la force (par les forces de l’ordre dans la répression des manifestations), ensuite les arrestations et les détentions arbitraires (notamment des leaders et militants de l’opposition), puis les procès inéquitables (par exemple celui de Marc Ravalomanana) et enfin les entorses à la liberté d’expression (comme la fermeture de stations « illégales »). On constate en tout cas de réelles convergences entre ce rapport d’Amnesty International et celui récent du Département d’Etat américain sur les droits de l’homme. Notons que les tenants du pouvoir de transition ont stigmatisé ce dernier document, affirmant notamment que les Etats-Unis étaient loin et n’avaient donc qu’une connaissance limitée des réalités malgaches. En fait, le Département d’Etat comme Amnesty International a des antennes à Madagascar et se tient en permanence au courant de la situation des droits de l’homme dans l’île. Les infractions constatées par les deux organismes ne sont donc pas des fables et le régime de transition ferait bien d’étudier ces deux rapports afin de rectifier son comportement".
« Un rapport accablant », pour Madagascar Matin. " la date de sortie de ce rapport accablant pour le régime transitoire dénote une bien curieuse coïncidence. Elle intervient en fait quelques jours avant le sommet extraordinaire de la Sadc. Or, il va de soi qu’un tel document constitue un paramètre important dans la décision finale que prendront les chefs d’Etat de l’Afrique australe. Cherche-t-on à décrédibiliser les dirigeants de l’actuelle Transition ? Certaines forces politiques soutenant la feuille de route ont d’ores et déjà répondu par l’affirmative. D’autant que l’opposition en général et les trois mouvances en particulier n’hésiteront pas à utiliser ce rapport pour inciter la Sadc à rejeter la feuille de route le 20 mai prochain ". [Une coincidence tout à fait fortuite car le chapitre consacré à Madagascar est issu du rapport mondial qui parait chaque année au mois de mai].

<>doc 12 05 11 - International Crisis Group - Madagascar - Passer de la crise à la transition
Depuis quelques mois, la possible sortie de crise malgache a pris une nouvelle forme avec la dernière feuille de route proposée par l’équipe de médiation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Acceptée par les autorités, mais rejetée par une partie de l’opposition, elle fait encore débat et n’a pour l’instant pas permis de tracer la voie vers une transition apaisée. Dans quelques semaines, la SADC devra se prononcer sur le texte et l’accepter, le rejeter, ou l’amender. Il existe aussi des possibilités de modifier le cours des événements sans toucher au texte, qui doivent être explorées le plus rapidement possible. Le document revient sur la période de 6 mois écoulée et conclut sur l'impérieuse nécessité de trouver une solution équilibrée qui garantisse l'équité de traitement entre tous les protagonistes.

<>doc  12 05 11 - Etats-Unis - Département d'Etat - Rapport sur les droits de l'homme 2010 - Versions française et malagasy
Le régime de la Transition est pointé du doigt par le Département d’État américain pour les atteintes aux droits de l'homme. Le "2010 Human Right report" a été publiée en anglais le 11 avril (cf "articles remarqués" avril 2011). Une traduction française de médiocre qualité avait été proposée par le site Tananews. La version française, ainsi que la version en langue malgache sont désormais disponibles sur le site de l'ambassade des Etats-Unis. Le rapport a été jugé très sévèrement par le pouvoir de Transition, qui met en doute son objectivité et y voit la marque d'une collusion entre les Etats-Unis et l'ancien président Marc Ravalomanana.

- 12 05 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Emmo-raude - Une vétitable expédition punitive
Exploitation illicite de minerai : plus 20.000 personnes chassées manu militari aux frontières d’Atsinanana .  Ni le ministère des Mines ni sa direction interrégionale n’ont délivré de permis d’exploitation pour des carrières situées à 45 kilomètres au nord de la capitale régionale, Toamasina. Pourtant, elles sont exploitées depuis le début de l’année par plus de 20.000 personnes qui s’y sont installées pour extraire de l’or, des pierres précieuses et du saphir. Pour réparer les dégâts environnementaux et rétablir l’exploitation légale, les autorités régionales ont chassé tous les occupants. Une forte délégation de l’EMMO/Reg s’est rendue sur place. Toutes les habitations en végétal ont été incendiées. Les occupants ont pris le chemin du retour vers la capitale économique, à pied pour la majeure partie. « Ainsi les pauvres malgaches et les malgaches pauvres sont expropriés et refoulés de l’exploitation des riches naturelles de Madagascar » a conclu le président d’une association de défense.

- 10 05 11 - Tribune - Edito - Patrick A. - Bailleurs et conditionnalités
À l’issue de son Assemblée générale, l’Alliance Voahary Gasy s’est prononcée contre le déblocage par la Banque mondiale d’une tranche de 49 millions de dollars dans le cadre du Programme environnemental III. Raisoninvoqué : le gouvernement doit prouver sa volonté politique de lutter réellement contre les trafics en tout genre qui continuent d’exister dans le pays et qui nuisent à l’environnement. L’Alliance Voahary Gasy prend ainsi le contrepied de grandes organisations internationales en matière d’environnement. Qui de Voahary Gasy ou de WWF/WCS/CI a aujourd’hui raison ?

- 09 05 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Amateurisme professionnel et permanent
Le chroniqueur revient  sur le "pseudo sabotage" visant le jet présidentiel et sur le comportement de certains médias qui ont donné une large publicité à ce "coup de pub" monté par la Présidence. Il y voit une nouvelle preuve de "l'amateurisme" du pouvoir de Transition, qui s'est déjà manifestée dans les affaires d'approvisionnement en riz, la lutte contre les trafics de bois précieux, l'interdiction faite aux appareils d'Air madagascar de faire escale en Europe, la gestion du dossier pétrolier... "Au final, le pays est sur une poudrière, et la porte de sortie est de plus en plus floue"

<> 04 05 11 - Notes de l'IFRI - mars 2011 - Mathieu Pellerin - Le nouvel essor des relations entre la Chine et Madagascar
« La Chine est la solution à tous nos problèmes ». Cette phrase, prononcée par un responsable du régime, illustre à merveille l’esprit qui habite la plupart des dirigeants malgaches. Au lendemain de la chute du régime Ravalomanana, Madagascar s’est retrouvée mise à l’index de la communauté internationale. Dès lors, Andry Rajoelina crée en 2009 une commission chargée de réfléchir à des « financements parallèles », et l’idée de se tourner vers des bailleurs moins regardants en termes de gouvernance s’impose très rapidement. Le pari de trouver des financements alternatifs semble alors réussi. L’acuité de la question chinoise à Madagascar offre l’occasion de dresser un état des lieux des relations sinomalgaches. Après un rappel de la profondeur historique des relations qui lient Madagascar à la Chine, l'auteur traite le développement de ces relations au lendemain de la reconnaissance malgache de la République Populaire de Chine avant d’analyser la nature des relations qui lient la Chine à Madagascar depuis le début du régime de transition.

<>  04 05 11  - Juvence F. Ramasy - Les forces armées garantes de la stabilité politique et démocratique
Une réflexion sur le politique en Afrique ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la militarisation de l’État. Les forces armées africaines et malgaches ont été un acteur politique au lendemain des indépendances. L’institution militaire semble faire preuve d’une neutralité nonchalante garante de la stabilité politique mais cette neutralité ne peut pas être absolue. Afin que qu'elle soit réellement effective, la démilitarisation du pouvoir politique doit être réalisée. Les régimes post-transition doivent reposer sur une séparation formelle, institutionnelle et constitutionnelle des sphères civiles et militaires. La consolidation de ces régimes ne pourra être patente que si l’armée et les appareils sécuritaires sont placés sous une forme de contrôle démocratique. Le désengagement politique qui a été rendu possible par la transition politique et le changement de régime semble remis en cause à l’heure actuelle : on constate un retour du prétorianisme comme peuvent l’attester le cas de la Mauritanie, de la Guinée, du Niger ou encore de Madagascar. [Juvence F. Ramasy est membre du Groupe de Recherche sur la Sécurité et la Gouvernance, Université Toulouse 1, du Groupe d’Études et de Recherches sur le Continent Africain, IEP de Toulouse et du Laboratoire Pluridisciplinaire, Université de Toamasina].

<>  03 05 11 - Rapport de la CNOSC n° 4 du 19 avril 2011
Il est temps de remettre de l’ordre dans le processus de médiation . La société civile et la CNOSC ne peuvent pas rester en marge. Avec le FFKM, elle doit reprendre en main le processus de médiation et de sortie de crise. Tout le monde s’accorde à dire que c’est la voie électorale qui permet de sortir de la crise de manière pérenne et incontestable. Il importe de préparer ces échéances électorales de façon sérieuse et professionnelle. D’abord, en mettant en place un gouvernement neutre et accepté par tous. Ensuite, en définissant un plan de marche pragmatique et un calendrier réaliste de la transition. En troisième lieu, en enclenchant le mécanisme institutionnel de la réconciliation nationale. Et enfin, en renforçant et en outillant les instances chargées de la préparation, de l’organisation et du suivi des différentes élections. Sur tous ces aspects, le FFKM, la CNOSC et la société civile doivent être moteurs et replacés au centre du jeu avec l’appui de la Communauté Internationale, en particulier, en vue et lors de son sommet du20 mai 2011.
Le rapport analyse le processus mis en place par le régime, le contexte international et socio-économique, les enjeux cachés, le risque de précipiter l'organisation des élections. Il analyse le contenu de la feuille de route et conclut sur des actions à entreprendre.

- 02 05 11 - Les Nouvelles - Investissements étrangers : les Américains guettent les opportunités
Dans quels secteurs investir ? Comment accéder au marché malgache ? Quels sont les risques que prend le businessman ? Dans une note, le service commercial américain donne aux entrepreneurs US conseils et mises en garde pour la réalisation d’affaires à Madagascar. "L’environnement unique de l’île, sa grande variété de ressources, sa main-d’œuvre compétitive, et sa situation au croisement entre Afrique et Asie offre des opportunités d’investissement à long terme". La note s’intéresse à la culture du blé. En effet, comme il n’existe pas de production à grande échelle de cette céréale dans tout l’océan Indien, la production éventuelle de Madagascar pourrait couvrir toute la région et même l’Afrique sub-saharienne. Même si les opportunités semblent immenses, la Mission américaine met en garde ses ressortissants contre une « instabilité politique récurrente », « un système légal douteux » et une « corruption rampante aux plus hauts niveaux », susceptibles d’entraver la conduite des affaires. « Le manque de transparence dans les négociations et la prise de décision transforme le business à Madagascar en vrai défi ».

<>doc Note complète (en anglais) - 45 p. : US Commercial Service - Commercial Guide 2011 for US Companies
----Fin de PRESSE MAI 2011 - TOUT---------