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Les articles remarqués
se trouvent plus bas, après le sommaire.
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Période de congés: le rédacteur des revues de presse n'ayant pas de remplaçant pour assurer la couverture de l'actualité durant la période des congés (du 7 juillet au 10 août 2012), le suivi de presse est pour partie réalisé a posteriori, et non jour après jour comme pendant le reste de l'année. 
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SOMMAIRE
Introduction pour la période 1-6 juillet 2011
L’UA réexamine les 6 et 7 juillet le dossier malgache pour la 1ère fois depuis mars 2010. la réunion du GIC-M, annoncée pour le lendemain, sera probablement reportée. 
La feuille de route "amendée" que soumet la Sadc au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA a continué à alimenter une impression de cafouillage et d'incertitudes dans chaque camp politique et jusqu'au sein de la Sadc. La défiance vis-à-vis de l’équipe de médiation se généralise.  Les diplomates en poste à Antananarivo auraient proposé que les deux principaux protagonistes de la crise, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, ne soient pas autorisés à se présenter à la présidentielle. Une session extraordinaire du Parlement devra être convoquée pour adopter la loi d’amnistie et des textes essentiels pour l’organisation des futurs scrutins.  La CENI, dont la crédibilité est toujours mise en cause, lance la mobilisation générale pour tenir les délais. La Cnosc s'organise pour organiser un second « dialogue national malgacho-malgache » courant juillet, précédé d'assemblées générales dans les ex-provinces. La grève des douaniers suite à la découverte de conteneurs de bois de rose à Maurice, affecte l’activité des entreprises franches. Controverses sur l’interception supposée d’un ancien ministre clé du régime Ravalomanana.
Interruption entre le 7 juillet et le 10 août
Introduction pour la période du 11 au 31 août

La période a encore été marquée par une grande incertitude sur le devenir de la feuille de route. La Sadc n'a pris aucune décision sur le dossier Madagascar et la situation politique se détériore. Les formations qui ont signé la feuille de route se déchirent et le pouvoir n'a pas encore décidé s'il allait organiser dès cette année une élection, comme il s'y était engagé. La société civile est divisée et ne parvient pas à reprendre l'initiative. La loi d'amnisitie n'est toujours pas venue en discussion au Parlement de la Transition. Les trafics de bois de rose empoisonnenent le climat et la HAT commence à prendre conscience qu'il devient urgent de rétablir un Etat de droit. L'insécurité devient très préoccupante.
LA CRISE POLITIQUE
- Prisonniers politiques, procès « bis » du 7 février 2009, torture, pauvreté et   droit des enfants, droit à l’information 
- Restauration de l'autorité de l'Etat et interventionnisme économique
- Signature d ela feuille de route et médiation internationale
- Tentatives de médiation "malgacho-malgache"
- Travaux du Parlement de la Transition
- le projet de la HAT d'organiser au moins un scrution d'ici fin 2011
- Impacts politiques des trafics de bois précieux
- Rumeurs de coup d'Etat, turbulences et contestations
DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 
ECONOMIE - SOCIAL - ENVIRONNEMENT
- Relations avec les bailleurs de fonds et les organisations internationales
- Questions foncières, contrats miniers et pétroliers, ressources naturelles,   environnement
- Divers 
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ARTICLES REMARQUES DE JUILLET ET AOUT 2011
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articles particulièrement signalés<>doc documents à valeur permanente.
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Articles remarqués du 1er au 31 août 2011

- 30 08 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Aoûtrage
C'est aujourd'hui qu'expire l'ultimatum posé par le gouvernement à la SADC pour qu'elle donne une date pour la signature de la Feuille de route. Si la SADC reste indifférente à cette demande, la HAT prendra des mesures qu'elle n'a pas précisées. On ignore s'il s'agit de « sanctions » contre la SADC qui va de sommet en réunion sans pouvoir trancher d'une manière définitive sur la solution à la crise. La date d'aujourd'hui n'a pas été choisie au hasard. Elle est la limite permise pour pouvoir convoquer les électeurs dans les délais de 90 jours fixés par la Constitution si tant est que la HAT compte organiser une élection avant la saison des pluies.
- 29 08 11 - Le Post.fr - Nadine Ramaroson - Mauvais ange des Bas-fonds - Sainte Patronne des petites Frappes
Fin tragique pour la ministre de la Population qui incarnait le populisme d’un pouvoir aux abois. Elle est morte noyée à son retour de l'île Ste Marie. l’une des femmes les plus influentes de Madagascar a vu la vedette qui la ramenait à terre se retourner avant d’exploser. Portrait polémique de celle qui fut célèbre aussi bien pour son engagement envers les défavorisés que pour ses accointances mafieuses.
- 29 08 11 - Blog d'Alain Rajaonarivony, journaliste - Nadine ne les gènera plus
Le chroniqueur donne de la ministre disparue une toute autre image. Celle d'une femme qui commençait à hausser le ton contre le régime dans ses dernière sorties publiques. Pédophilie impunie d'étrangers, bois de rose, corruption à haut niveau, litiges fonciers… elle était sur tous les fronts. Il y a deux semaines, elle confiait encore : «Je ne peux pas accepter cela. Je vais le dénoncer. Cela aura des répercussions sur mon poste». A suivre (voir "articles remarqués" 5 sept 2011)
<>   26 05 11 - SeFafi - Communiqué - Une élection cette année
Plus que jamais, la crise subie depuis janvier 2009 semble sans issue. La médiation de la SADC est embourbée en raison de l’ambigüité entretenue autour de la feuille de route et du désintérêt des chefs d’Etat pour la question malgache. Faut-il baisser les bras et se résigner, en attendant les inévitables mouvements de rue, voire même la guerre civile ? La sortie de crise ne peut et ne doit pas être le fait des seuls politiciens. La seule issue inclusive et consensuelle est la l’expression du suffrage populaire, le choix des citoyens. La sortie de crise devra nécessairement se faire par les urnes, et c’est en vue de cet objectif que doivent être mobilisés dès à présent, et au plus vite, les efforts de tous. Il est indispensable d’organiser une élection cette année 2011. Le SeFaFi a déjà proposé que cette élection soit celle des députés de la future Assemblée nationale de la IVème République. Pour que les législatives puissent être tenues avant la saison des pluies, il le décret de convocation doit être publié avant fin août. Si le pouvoir s'y refuse, pourront lui être imputés à juste titre et l’allongement sans fin de cette transition, et l’échec probable tant de la HAT que du pays tout entier. Mais pour ce faire, la composition et le fonctionnement de la CENI doivent être redéfinie, sur des critères de compétence, d'indépendance et de neutralité. L’amnistie ne constitue un droit pour personne et son utilisation est réservée aux seules assemblées issues d’un suffrage populaire. Le SeFaFi propose d’ériger le conseil du fampihavanana malagasy qui outre son rôle dans le processus de réconciliation pourrait faire fonction d’arbitre et de recours électoral, tenant la place exceptionnelle et provisoire assignée par la feuille de route à une Cour Electorale Spéciale. Le "Parlement" actuel, dont les membres sont nommés, n’a aucune légitimité en la matière : cela reviendrait pour ses membres à s’autoamnistier. Et il faut rappeler que certains actes ne sont pas amnistiables. Si une Assemblée nationale est élue cette année , elle pourra se consacrer à ses tâches prioritaires : loi de finances 2012, loi d’amnistie et lois organiques. Ainsi, les élections présidentielles se tiendront dans un climat apaisé et conforme à l’État de droit. Il revient à tous, acteurs politiques ou citoyens de la société civile, de s’engager dans le processus de sortie de crise sans chercher à le contrôler.
25 08 11 - La Vérité - Edito - V.R. -  Pays à la dérive
Le quotidien réputé pro-HAT écrit : "Il convient de se rendre à l'évidence : jamais régime n'a été aussi critiqué voire vitupéré que la Transition actuelle, si l'on se réfère aux médias, à l'exception des organes de presse officiels qui ne se privent pas néanmoins de mettre quelquefois en exergue, à travers des reportages anodins, des dysfonctionnements récurrents. [...] Les critiques proviennent tant de l'extérieur, autrement dit les opposants du régime qu'à l'intérieur même. C'est sur ce dernier point que la situation présente certains dangers d'une implosion".
- 24 08 11 - La Gazette - Adelson Razafy - Seule solution à la crise : entre Maputo et feuille de route
La médiation dans la crise malgache a été confiée par le récent sommet de la Sadc à l'organe, dit Troïka. Dans l'île, néanmoins, on fonde peu d'espoir sur cette instance aujourd'hui présidée par le chef d'Etat sud-africain Jacob Zuma. Si dans l'île on n'attend pas grand-chose de la médiation de la Troïka, c'est aussi car la Sadc a tendance à botter en touche et à renvoyer d'un sommet à l'autre les décisions de poids. On attend surtout une initiative nationale qui pourrait installer autour d'une table les mouvances rivales. Si on réussit à mettre les protagonistes de la crise autour d'une table, sur quelle base démarreront les pourparlers ? Tout simplement à partir d'une voie moyenne entre deux documents : l'accord de Maputo et la feuille de route.
- 23 08 11 - Afrique Hebdo - Ressources minières - Des trafics intenses dans le Nord
De nombreux Chinois et de petits exploitants miniers s’installent autour d’Andapa depuis quelques mois. La vente, illicite, de pierres précieuses extraites de la réserve d’Anjanaharibe Sud se fait au vu et au su de tout le monde. Les pierres comme le quartz sont chargés dans des containers et quittent le port de Vohémar pour rejoindre la Chine et la Thaïlande. A ce rythme, le pays n’aura plus rien ni sur ses terres ni dans son sous-sol ni dans ses zones maritimes territoriales...
 <>  18 08 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Sauvegarder le dernier souffle...
La communauté internationale se trouve à la croisée des chemins. Soit elle décide de continuer à mettre la pression pour aboutir à une hypothétique gestion consensuelle et inclusive de la Transition. Dans ce cas, le risque est que l’attente supplémentaire aggrave les dommages collatéraux, sans pour autant s’assurer d’un résultat positif : l’échec de Maputo, deux ans après leur signature, en est une illustration. Soit elle décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et pour parler trivialement, faire avec ceux qu’il y a, et tant pis pour les autres. Dans ce cas, le risque est alors de bricoler une mauvaise sortie de crise, avec un fort potentiel de réplication plus tard. La tendance au sein de la communauté internationale va plutôt vers la seconde option : sauver ce qui peut l’être, pour éviter d’aller vers une situation vraiment ingérable. Et pour ce qui risque de se passer dans quelques mois ou années, on verra bien le moment venu. La communauté internationale est pressée de se débarrasser de la gestion de la crise de Madagascar, et se dit qu’une mauvaise feuille de route vaut mieux qu’une bonne guerre civile.
- 18 08 11 - Madagoravox - Lalatiana Pitchboule - Retour au pays
Madagascar, un paradis ? Image d’un pays ambigu. Où de loin et en surface les choses paraissent quasiment normales, et les sourires sont toujours aussi fabuleux. … La vie semble suivre son cours mais les gens sont épuisés. Face à ce désabusement teinté d’écœurement, on parait ridicule avec nos grandes théories sur la démocratie, les droits de l’homme, la justice et la vérité. Et là encore, le hiatus entre la diaspora et les gens du cru saute aux yeux...
- 17 08 11 - Tribune - Hery Randriamalala - A défaut de conscience environnementale, la peur du gendarme...
Hery Randriamalala est l’un des auteurs d’un rapport publié en 2010, « Bois de rose de Madagascar : Entre démocratie et protection de la nature », rapport qui avait largement contribué à sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur le pillage des parcs nationaux de Madagascar. Il a accepté de faire le point de la situation avec Madagascar-Tribune.com. À ses yeux, la menace change de nature, la mafia qui profite du trafic illicite du bois de rose s’attaque également aux pierres précieuses que contiennent ces parcs nationaux.
Voir aussi : 17 08 11 - Hery Randriamalala - La chronique du bois de rose - Janvier 2008 à août 2011
<>  16 08 11 - Global Voices - Suzanne Lehn - Les effets économiques et sociaux des sanctions internationales
Madagascar vit ces dernières années un déclin lent et apparemment irrépressible de sa fragile économie, qui met à rude épreuve la vie de millions de Malgaches. Après deux ans et demi sous la houlette du gouvernement de transition d'Andry Rajoelina (la moitié d'un mandat présidentiel), l'économie a été classée au dernier rang mondial  par le magazine Forbes [en anglais], des milliers de personnes ont perdu leur emploi et une crise alimentaire plane sur la région méridionale du pays. Les sanctions ont pour effet le déclin économique et l'insécurité alimentaire.
 <>  16 08 11 - The Fund for peace - The Failed State index 2011 - 16 08 11 - The Fund for peace -  Index Data
Publication du  7ème rapport annuel (2011)  des "Failed States" réalisé par "The Fund for peace", une organisation internationale indépendante sur la prévention des conflits violents et la promotion de la sécurité durable. Madagascar, qui se trouve classé en 58ème position sur 177, dans la catégorie "Warning", voit sa notation dégradée par rapport à l'année précédente (64ème rang). Madagascar laisse les premières places à des Etats nettement plus défaillants dont la Somalie (1er), le Tchad (2ème) ou encore le Soudan (3ème), l’Irak (9ème), la Côte d’Ivoire (10ème). Le classement 2011  montre que ces défaillances se reflètent surtout dans la détérioration des services publics.
- 16 08 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Sociologie du Gasy en crise
Malgré le fait que Madagascar soit encore « officiellement » en crise, il n’y a à priori aucun signe visible du grave conflit politique qui mine la vie du pays depuis deux ans. Oui, mais..., car bien entendu, il y a un mais, et loin d’être mineur. À l’image des discours, des promesses et du comportement du pouvoir de transition depuis 2009, la stabilité et le calme apparent sont superficiels. Les sages savent qu’il est préférable de se méfier de l’eau qui dort, surtout quand la surface lisse cache des tourbillons dans ses profondeurs. Quel comportement faut-il donc adopter face à ce calme apparent ? Sept possibilités : être idiot, faire l’idiot, être naïf, pratiquer le stoïcisme, le baba cool, l’utopique, le don Quichotte...
- 13 08 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Transition à vie
Le gouvernement annonce des mesures exceptionnelles transitoires pour pour rétablir la sécurité des biens et des personnes ainsi que l’autorité de l’Etat. S'agissant du volet socio-économique du programme, on croit rêver : l'Etat va se subsituter au secteur privé pour résoudre "divers problèmes sociaux" . Ratsiraka peut s'en mordre les doigts. La HAT est en train de réaliser le paradis socialiste qu'il avait promis il y a trente-six ans de cela, et qu'il n'avait jamais tenu, le transformant en capitalisme d'État. La société de justice et d'équité qu'il avait claironnée dans son Livre Rouge devenu aujourd'hui, mondialisation aidant, société de violence et de pauvreté, c'est la HAT qui va s'en charger.
-13 08 11 - Madonline - Elections territoriales - Un besoin vital pour le régime TGV
Le régime tente d’outrepasser la recommandation du médiateur de la SADC, Joaquim Chissano, sur le fait de prolonger le mandat des maires en attendant les conditions politiques favorables à une élection démocratique. Le conseil de gouvernement Vital persiste à organiser au moins une élection en 2011. Le prétexte est la nécessité d’asseoir une nouvelle autorité face à une certaine déliquescence de l’Etat. Le TGV se rend compte que la plupart des communes sont toujours sous le contrôle de la mouvance Ravalomanana. Ce qui est un handicap pour la HAT et ses alliées avant les élections nationales. Abdou Diouf, secrétaire de l'OIF,  a donné en plus de sa bénédiction à Andry Rajoelina en lui remettant  un logiciel magique avec lequel le pouvoir  espère impressionner la communauté internationale.
- 12 08 11 - Tribune - Edito - Valis - Le gouvernement essaie de prendre le taureau par les cornes
Un Conseil spécial de gouvernement a été consacré - enfin - aux aspects sociaux de la vie de la population. Le tableau de la situation dressé par le gouvernement avoue un désordre politique, une insécurité affligeante, un dysfonctionnement des systèmes à tous les niveaux, une perte de confiance de la population envers les dirigeants et une autorité de l’État qui périclite. Le problème actuel n’est plus réellement politique mais socio-économique . Plus d’un politicien aguerri l’admettent. Les ménages sont confrontés depuis plus d’un an déjà à des maux qui sont d’ordre économique et sécuritaire et non politique.
- 12 08 11 - La Gazette - Franck Raharison - A cause de la Sadc, la crise est sans issue
"La Sadc souffle le chaud et le froid. C’est le moins qu’on puisse dire. Qu’elle se prononce, une bonne fois pour toutes, sur ses réelles intentions quant à la sortie de crise à Madagascar. On ne peut éternellement subir, supporter ses caprices. ce n’est pas Joaquim Chissano qui va se poser en donneur de leçons, en matière de gouvernance, aux autorités malgaches. Non. La HAT mérite d’avoir un autre médiateur ou interlocuteur que cet ancien chef d’Etat mozambicain". Conséquence : "le régime transitoire va sûrement se poursuivre au-delà de 2012. A qui profite un tel crime ? Parce que c’en est un"
- 11 08 11 - IRIN - Les eaux usées tuent
Près d’un tiers des 20 millions d’habitants que compte Madagascar n’ont pas accès à l’eau courante pour se laver et la majorité des deux tiers restants partagent des toilettes insalubres, selon un rapport publié par le Programme pour l’eau et l’assainissement (WSP) de la Banque mondiale en juillet 2011. Le risque de diarrhée et d’autres maladies est particulièrement important dans certains des quartiers les plus pauvres de la capitale. Le rapport indique que la mauvaise qualité de l’eau et la médiocrité des conditions sanitaires coûtaient quelque 100 millions de dollars par an au pays, soit 1% du produit intérieur brut.
 - 11 08 11 - La Gazette - Bernard Saral - Crises à  répétition : mêmes causes, mêmes effets
Il y a vingt ans hier que la sécurité présidentielle d'alors a massacré une foule de contestataires, du côté du palais d'Iavoloha. Entre-temps, deux autres drames du même genre sont survenus : des barrages anti-économiques et des plasticages de ponts, " pacifiés " par la force, les arrestations massives et les émeutes en 2002, et la tuerie devant le palais d'Etat d'Ambohitsorohitra le 7 février 2009. A chaque fois manipulés consentants et volontiers bons exécutants, des citoyens lambda finissent toujours par payer durement, après avoir assouvi sa hargne dans la violence.
<> 10 08 10 - Communiqué du gouvernement en réponse à Joachim Chissano
Joachim Chissano fait le point sur les démarches qu’il a conduites et les missions qu’il a confiées au Secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salomao. En réponse à la demande de clarification de l’Escopol, il précise que la version de la feuille de route soumise à signature est celle qui a été « entérinée à Sandton le 11- 12 juin 2011 avec un amendement transmis aux 11 groupements politiques par une lettre du Secrétaire exécutif de la SADC en date du 17 juin 2011 ». C’est cette feuille de route amendée qui a été présentée par Joachim Chissano le 6 juillet, au CPS/UA, à la Commission de l’UA et au Secrétaire général de l’ONU. La presse souligne qu’il est devenu bien difficile de s’y retrouver dans les différentes versions et amendements… C’est sans doute la raison pour laquelle Tomaz Salomao n’a pas encore achevé ses consultations avec les dirigeants de la SADC, de la Commission de l’UA, et les membres de GIC. La cérémonie de signature de la feuille de route à Antananarivo devra encore attendre. La SADC se donne du temps afin d’amener toutes les mouvances malgaches à la signer. Pendant ce temps, le régime avance à marche forcée vers les élections...
- 09 08 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - De deux choses l'urne
Autant l'usage du bulletin unique avait fait débat avant d'être finalement adopté, autant l'urne fait aujourd'hui l'objet d'un marchandage acharné au niveau du Parlement. Alors que ni le calendrier électoral, ni la nature du scrutin ne sont encore connus, le Parlement va de session extraordinaire à une autre pour statuer sur le projet de loi sur les élections territoriales. Les membres du CST que ceux du Congrès ne savent plus très bien ce que l'Exécutif attend d'eux. De deux choses l'urne, soit on organise les élections avec une urne pour chaque électeur pour éviter les bourrages, soit on vote l'amnistie pour libérer tous les délinquants des quatre Républiques. Pour ne pas perdre du temps avec les sessions extraordinaires au Parlement, on soumet cette suggestion à un référendum au chiffrage universel direct. Avec 20% d'électeurs en plus en l'espace de neuf mois, soit le plus fort taux de natalité électorale au monde, les risques d'erreur sont moindres. On est bien parti pour des élections on ne peut plus transparentes et démocratiques.
- 08 08 11 -La Gazette - Raphaël Jacoba - Régime transitoire : un climat des investissements très tendu
Transition politique et climat d’investissement ne font pas bon ménage ! Selon le classement du « Doing business 2010 », Madagascar est au 140ème rang sur 183 pays. Ce rapport est une sorte de sésame pour les investisseurs internationaux qui veulent juger les conditions d’investissements dans un pays donné. Il se réfère à une dizaine d’indicateurs : protection des investissements, exécution des contrats, conditions de propriété, pratique du droit de travail, paiement d’impôt, création d’entreprise, obtention de licence, obtention de crédit, fermeture d’entreprise. Malheureusement, chaque indicateur constitue un puits de problèmes sans fond pour Madagascar !
 <> 04 08 11 - Collectif Tany - Halte aux expulsions des familles malgaches et à  l'accaparement des terres  et Annexe à la pétition
Les expulsions de familles malgaches des terres sur lesquelles elles vivent souvent depuis plusieurs générations, sont de plus en plus fréquentes et massives. Cette situation est devenue intolérable, pour le Collectif, qui lance une pétition en ligne. Très souvent, les familles ne possèdent pas de document foncier pour sécuriser leurs terres contre les accaparements de toutes sortes.La sécurtité foncière demeure l'un des problèmes majeurs de Madagascar.
- 03 08 11 - Tribune - Tribune libre - Joël Andriantsimbazovina & Patrick Rajoelina - Madagascar : la course à  l'abime ?
Depuis de trop nombreuses années, la Grande île est plongée dans des crises politiques à répétition dont on ne voit pas l’issue, sinon un chaos rampant de la société malgache. La démission de Marc Ravalomanana, le 17 mars 2009 et l’accession d’Andry Rajoelina à la présidence de la Haute Autorité de la Transition, ont des conséquences terribles sur la vie quotidienne des Malgaches à qui l’on promet depuis plus de deux ans l’organisation d’élections démocratiques. La situation institutionnelle de Madagascar n’améliore pas, loin s’en faut, la situation économique et sociale des Malgaches dont beaucoup vivent dans un total dénuement et une véritable détresse morale. Les auteurs sont juristes et membres du Comité constitutionnel (CCC) de Madagascar
- 01 08 11 - Tribune - Ralambo C. et Aina R - Bref rapport sur l'activité mafieuse des bois de rose d'Antalaha
Des exploitants de la région Sava contestent vigoureusement  les mesures gouvernementales anoncées pour la saisie et la vente des stocks illicites : «  Nous sommes contre toute tentative d'enlèvement de nos stocks et nous demandons au gouvernement de ne pas s'ingérer dans la vente de nos rondins », soutient un exploitant. « Il s'agit de nos biens prouvés par des procès-verbaux de constatation en bonne et due forme en 2009. Certains d'entre nous avaient déjà reçu une avance auprès de nos clients à l'époque », ajoute-t-il. Les opérateurs manifestent pour exprimer leur désapprobation. Les membres d’une association protectrice de l’environnement et de la forêt à Madagascar, ont envoyé sur place une équipe pour suivre de près ces manifestations. Ils en reviennent avec un dossier mettant en cause un certain nombre d'individus aux pratiques mafieuses qui ne peuvent être ignorées du pouvoir . Le président de la HAT osera-t-il mettre fin à ce trafic ?
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Articles remarqués du 1er au 30 juillet 2011
- 27 07 11 - Tribune - Edito - Patrick A. - Chemin de croix
Le président du Congrès de la transition, Raharinaivo Andrianantoandro, a-t-il fait un discours d’opposant en ouvrant la session extraordinaire de cette assemblée ? L’on est en droit de se poser la question. le débat reste ouvert entre ceux qui considèrent son ralliement au régime actuel pour l’essentiel dicté par des considérations alimentaires et de sécurité personnelle et ceux qui reconnaissent une vraie logique politique au passage du Rubicon effectué par l’actuel président du CT. Le chemin de croix de Raharinaivo Andrianantoandro n’est certainement pas achevé.
 - 25 07 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Sanctions internationales à reformater
Les sanctions de la communauté internationale contribuent à appauvrir et affamer les couches les plus vulnérables de la population malgache. Voilà en résumé ce qu’a déclaré à l’issue de sa mission à Madagascar le Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter. Au final, les décisions prises par la communauté internationale ont eu des effets pervers sur la population, mais ont été inefficaces à faire dévier le pouvoir de sa ligne de conduite. Elle doit donc faire un choix. Ou bien se dire que les sanctions sont inefficaces, et alors se défroquer complètement en quittant son comportement incohérent de vierge folle avec ses oui - non - peut-être - finalement non. Ou bien se donner une chance de les rendre efficaces, et les reformater en conséquence.
<>  22 07 11 - Haut Commissariat aux droits de l'homme - Droit à l'alimentation - Conclusions préliminaires
Résultat d’expertise du rapporteur spécial des Nations Unies en matière de droits à l’alimentation. Olivier De Schutter constate : « La population malgache a faim car elle est prise en otage ». Après avoir séjourné à Madagascar du 18 juillet au 22 juillet, Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies en matière de droit à l’alimentation a fait un compte rendu de sa mission au siège de la Représentation du Système des Nations unies. "Des sanctions économiques telles que celles imposées à Madagascar produisent incontestablement des impacts sur le niveau de jouissance des droits économiques et sociaux. Parmi les droits les plus affectés sont le droit au travail, le droit à l'éducation, le droit au meilleur état de santé susceptible d'être atteint, et le droit à l'alimentation. L'augmentation de l'aide humanitaire, destinée à compenser les impacts des sanctions économiques, n'y suffit manifestement pas. Le Rapporteur spécial rappelle que les habitants d'un pays ne sont pas privés de leurs droits économiques, sociaux et culturels fondamentaux parce qu'il a été déterminé que leurs dirigeants ont violé des normes relatives à la paix et à la sécurité internationales et que l'on ne doit pas répondre à un acte illégal par un autre acte illégal au mépris des droits fondamentaux qui sous-tendent et légitiment une action collective de ce genre".
- 19 07 11 - Tribune - Edito - Lalatiana PitchBoule - A quand un ministère de la Diaspora ?
Si des processus d’établissement de listes électorales a pu être lancé sur l’ensemble du territoire malgache, quelle était la raison de ne pas lancer une opération globale de recensement des émigrés auprès des structures consulaires représentatives ? Sur quelles raisons se fonde véritablement le refus de faire exister cette diaspora ? Il faut s’étonner de la faiblesse de l’intégration actuelle de la diaspora malgache dans la vie politique et économique de sa nation d’origine. Nous sommes confrontés ici à une aberration absolue parce que la meilleure implication de ces migrants pour le développement de Madagascar dans une logique de « co-développement » - logique qui par ailleurs fonde un axe d’intervention majeur des acteurs internationaux de l’Aide Publique au Développement faire l’objet de toutes les attentions.
- 18 07 11 - Tribune - Edito - Anthony Ramarolahihaingonirainy - Crises sociales, grèves à répétition : responsablit de tous
Grève du SECES, des magistrats, des douaniers etc. Les raisons en sont multiples suivant les points de vue considérés : principaux intéressés, premiers responsables des départements concernés ou simples citoyens. Il en est de même des réactions. La tendance majoritaire demeure toutefois l’indignation. Beaucoup n’y voient qu’une énième revendication salariale. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Beaucoup considèrent insultantes ces revendications venant de services réputés corrompus et foncièrement méprisants pour le petit peuple, à l'instar de la Magistrature. L'auteur dévelppe son analyse des maux dont souffre la Justice. Au lieu de toujours se contenter de blâmer à tout va les juges, l’opinion ferait mieux de les soutenir.
- 15 07 11 - Tribune - Edito - Patrick A. - Pince fesse du 14 juillet à l'ambassade de France
La célébration du 14-Juillet à la Résidence de France à vue cette année la participation de toute la classe politique et de la ministre malgache des Affaires étrangères, Yvette Sylla, qui a pris officiellement la parole. La France a une histoire commune avec Madagascar qu’elle n’entend pas rompre, a fait comprendre Jean-Marc Châtaigner. Son message à la communauté internationale se résume ainsi : « n’abandonnez pas Madagascar ». Les pro-HAT se sont félicités du déroulement de cette cérémonie dans laquelle ils croient percevoir le début de la reconnaissance internationale et la caution de l’ancienne puissance coloniale.
<> 14 07 11 - Communiqué de presse du Conseil de paix et de sécurité  de l'UA
À travers un communiqué, le Conseil de paix et sécurité (CPS) de l'UA a fait connaître sa position sur la situation à Madagascar. Tout en réitérant son appréciation à la médiation de la SADC, le CPS demande que la feuille de route soit amendée en conformité avec les décisions prises à Sandton par les chefs d’État de l’organisation d’Afrique australe. Ainsi, le Conseil se rallie à un retour sans condition de Marc Ravalomanana, retour sans condition qui reste refusé par la HAT qui met plutôt en avant la préparation des élections. Le CPS demande la convocation « en temps opportun et en concertation avec le Médiateur de la SADC » d’une réunion du GIC qui devrait notamment avoir à discuter du financement de la feuille de route. Le CPS demande également à la SADC et à la Commission de l'UA de mettre en place une présence conjointe à Madagascar, en coordination avec l’ONU, l’OIF, l’UE et la COI.
- 14 07 11 - Tribune - Edito - Patrick A. -
Immunité ou impunité ? Une seule lettre de différence
 Une seule lettre de différence, et finalement deux sens très différents. En tout cas, la discussion fait rage depuis l’arrestation du membre du Congrès Ezekiela Razafindramaro dans le cadre des enquêtes sur les containers de bois de rose saisis à Maurice. Était-il normal de l’arrêter sans avoir obtenu l’autorisation du Bureau du Congrès ? Curieusement, le débat se focalise sur le seul fait qu’il ait été désigné et non pas élu, alors que la problématique est passablement plus large.

<>  09 07 11 - SeFaFi - Communiqué - Contribution à une sortie de crise
L'Observatoire de la vie publique insiste pour prioriser la tenue des législatives. Il constate qu’en deux ans et demi de transition, le pays est toujours dans l’impasse. Si la feuille de route a longtemps entretenu l’espoir d’une issue satisfaisante, force est de constater qu’elle ne fait plus l’unanimité. Il écrit en préambule : « Après deux ans et demi de transition, le pays est toujours dans l’impasse. Si la « feuille de route » a longtemps entretenu l’espoir d’une issue satisfaisante, force est de constater aujourd’hui qu’elle ne fait plus l’unanimité. Parallèlement, l’action des pouvoirs publics est loin de répondre aux critères de la « bonne gouvernance » attendue, à savoir l’Etat de droit, la démocratie, la participation, la redevabilité, la transparence, la décentralisation, la vision stratégique… »
- 05 07 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Ebullition chez les douaniers - Votez nom
Les douaniers ont raison d'en avoir assez. Traités à tous les coups de corrompus et de magouilleurs, ils ont décidé de prendre le bouc émissaire par les cornes en décrétant une grève jusqu'à ce que le nom du célèbre trafiquant de bois de rose dont la argaison a été saisie à Maurice soit révélé. Il y va de leur honneur. Les douaniers connaissent tous les trafiquants de grand chemin qui arpentent leurs bureaux régulièrement mais comme les militaires, ils sont tenus au devoir de réserve.
- 04 07 11 - Blog Fijery - Ndimby A. - Communauté internationale : Bientôt le froc baissé ?
Timides mais réels, les signes de dégel de la communauté internationale vis-à-vis du coup d’Etat commencent à s’égrener. De plus en plus de brèches apparaissent dans le mur de la communauté internationale, pourtant censé être solide et cohérent. Le réalisme invite à constater que l’approche manichéenne semble avoir fait son temps au sein de la communauté internationale. Il n’y a aucune raison de s’étonner de ce glissement progressif en faveur de Rajoelina, qui est en train de remporter la guerre de la reconnaissance internationale à l’usure. Après deux ans et demi de crise, un tournant commence à se dessiner : manifestement, plus personne dans les grandes capitales ne regarde la crise malgache à travers les grands principes et valeurs de la démocratie ou de la bonne gouvernance...
<>   04 07 11 - Tribune - Tribune libre - CNOSC : Termes de Références de la sortie de crise à Madagascar - 26 06 11
La Cnosc pour un second dialogue
. La Coordination nationale des organisations de la société civile (Cnosc) définit les objectifs de la société civile qu'elle s'assigne pour le second "Dialogue national "qu'elle va tenter d'organiser. Serge Zafimahova, Lalao Randriamampionona, José Rakotoamavo, André Rasolo et Aristide Velompanahy appellent à une prise de responsabilité des Malgaches.
Madagascar ne peut rester indéfiniment isolé, à l’écart du concert des Nations. La situation socio-économique déjà alarmante ne cesse de se dégrader. La pauvreté ne cesse de progresser, des centaines de milliers d’emplois ont déjà été détruits, des dizaines d’entreprises fermées, des marchés perdus et l’image du pays auprès des investisseurs et des clients internationaux détériorée. Le pouvoir d’achat de la population baisse entraînant la rétraction du marché intérieur. Devant la paupérisation grandissante, l’insécurité se généralise et la solidarité familiale se disloque. Tout aussi alarmante est la perte généralisée de repères constatée à tous les niveaux de la société malgache. Les principes les plus basiques d’éthique, de respect de la démocratie, de la bonne gouvernance, du sens civique, du respect du bien commun, et de gestion durable et transparente des ressources naturelles sont bafoués quotidiennement au vu et au su de tous.
- 04 07 11 - La Gazette - Edito - Adelson Razfy - Forcing des Mozambicains : l'opposition sans réactions
Joaquim Chissano et Leonardo Simão seront à partir de demain à Addis-Abeba où, devant le Conseil de Paix et de Sécurité, ils vont exposer la nature de la feuille de route malgache. Ils ne tenteront pas d'obtenir l'aval de cette instance de l'Union africaine, car celle-ci ne donne pas d'approbation, mais fournit surtout un avis. En fait, dans son marathon qui commence à Addis-Abeba et qui va se terminer aux Nations Unies, à New-York, le clan des Mozambicains se livre à un forcing et déploie une stratégie d'imposture. Dans cette randonnée autour du monde, les Mozambicains s'attachent à donner une apparence de légitimité internationale à la feuille de route afin d'amener toutes les parties à s'incliner.
- 01 07 11 - Tribune - Marc Ravalomanana demande le remplacement de l'équipe de médiation
Dans une lettre adressée au Président namibien Hifikepunye Pohamba, également président en titre de la SADC, et datée du 24 juin, Marc Ravalomanana marque sa défiance vis-à-vis de l’équipe de médiation de la SADC pour Madagascar. Il évoque les déclarations du Dr Simão concernant le non changement de gouvernement et les conditions de son retour. Traduction libre.
- 01 07 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Hôpitaux malades
Nos hôpitaux illustrent parfaitement le peu d'égard qu'on accorde au social. Les deux plus grands centres hospitaliers publics n'ont pas d'ambulance. Pour le ministère de la Santé qui gère un budget de plusieurs centaines de milliard d'ariary, la situation n'a rien d'anormal. Tout comme il est évident que tout soit payant dans ces établissements. Une situation qui reflète de façon implacable l'aggravation de la pauvreté depuis la seconde République de Ratsiraka qui aura le droit de rentrer la tête haute avec un traitement de choix fait de deux résidences. Visiblement, on a confondu amnistie et amnésie.
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