>> Télécharger la revue de presse de JUIN 2011 pdf, 33 pages
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               >> Dessins de presse II pdf, 5 pages 
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               >> Photos d'actualité II pdf, 2 pages
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SURVOLS HEBDOMADAIRES : 
Il n'y a plus de survols hebdomadaires après le 1er juillet 2011.
SURVOL HEBDO 25/2011 - 27 juin au 1er juillet - C'est le dernier.
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SURVOL HEBDO 25/2011 - 20 au 26 juin
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SURVOL HEBDO 24/2011 - 13 au 19 juin
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SURVOL HEBDO 23/2011 - 6 au 12 juin
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SURVOL HEBDO 22/2011 - 30 mai au 5 juin

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Lire les survols en continu : cliquer sur la catégorie "Archives presse par semaine" (colonne de gauche)
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LES ARTICLES REMARQUÉS, voir plus bas, après le sommaire
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SOMMAIRE DE LA REVUE DE PRESSE JUIN 2011

Sur le plan politique, le mois de juin a été marqué par plusieurs rencontres sous l'égide de la Sadc.
Le Sommet de Gaborone des 8 et 7 juin a réuni 11 entitées politiques (8 formations pro-HAT et les 3 mouvances des anciens présidents) et 55 délégués. Il s'est soldée par un échec, la dialogue n'a pas pu s'établir entre les parties prenantes et la décision sur l'avenir de la feuille de route a été reportée au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de Sandton, en Afrique du Sud, les 11 et 12 juin.
Le Sommet de Gaborone avait exigé le réequilbrage de la feuille de route paraphée par les seules formations pro-HAT. Andry Rajoelina se voyait contraint de composer avec le anciens présidents et de prévoir le retour "sans condition" de Marc Ravalomanana et autres exilés.
Les résolutions adoptées à Sandton exigeaint toujours un rééquilibrage de la feuille de route et insistaient sur la participation des anciens présidents au processus de sortie de crise. Andry Rajoelina a fait savoir qu’il s’en tiendrait à la feuille de route paraphée à Ivato par les formations qui le soutiennent et refuserait de signer un document amendé. Il s’opposera au retour de Marc Ravalomanana. L'armée, la gendarmerie et la police ont annoncé qu’ils sont fermement opposés « dans l'immédiat » au retour du président déchu.
Peu avant le Sommet de Sandton, le Parlement européen a adopoté une résolution condamnent sévèrement le régime de Transition et demandant, par références aux Accords de Cotonou, l'application des sanctions décidées par la communauté internationale mais jamais mises en oeuvre. La résolution a suscité de très vives réactions des partisans de la HAT.
Au retour du Sommet de Sandton, les formations politiques se sont trouvées dasn l'expectative, ne sachant plus quels amendements à la feuille de route pouvaient (ou devaient) encore être négociés.
C’est dans ce climat d’incertitude qu’est tombée l’annonce par la Sadc de la reformulation de l’amendement présenté à Sandton concernant la situation du président déchu. Le retour de Marc Ravalomanana est désormais subordonné à la réalisation de certaines conditions, laissées à l'appréciation du régime et de son Parlement. Leonardo Simão s'est rendu à nouveau à Madagascar pour expliquer ce revirement aux parties prenantes et leur annoncer qu'il n'est « plus question de négociations ou de remaniement de gouvernement ». Pour Leonardo Simão, les conditions de sortie de crise sont remplies. Le seul point à résoudre est la date du déroulement des élections, dont le calendrier devrait être proposé par l'ONU et assorti de condtions qu’il n’a pas précisées. Selon certains observateurs, deux conditions alternatives se présentent : soit Marc Ravalomanana est candidat au même titre qu’Andry Rajoelina, soit que tous les deux sont interdits de candidature.
La signature de la feuille de route aurait lieu à Madagascar fin juillet. L’annonce en a été faite à l’issue d’une rencontre du Dr Simão avec Camille Vital et les chefs des Forces armées. Le calendrier des rendez-vous préalables est confirmé (6 juillet pour la réunion du GIC, 7 juillet pour la réunion du CPS, puis présentation aux Nations Unies, à New York, afin de solliciter un appui logistique et financier. L’émissaire rappelle que « des efforts seront faits pour convaincre les autres forces politiques à signer la feuille de route paraphée ». S’agissant des conditions du retour de Marc Ravalomanana, il déclare : « Les conditions à remplir ne regardent que Madagascar, qui est un pays souverain. […] La Sadc ne s'impose pas et n'a pas le pouvoir d'annuler une décision judiciaire d'un État souverain. [Elle] encourage le pouvoir à prendre les mesures nécessaires pour résoudre les questions pratiques [portant] sur la condamnation de Marc Ravalomanana ». La société civile et la mouvance Ravalomanana mettent en cause l'impartialité de la médiation et demandent son éviction.
La question de l'amnisitie de l'ancien président reste plus que jamais au centre de débats.

La crise politique
08/06 : les deux jours de réunion sur la crise malgache au Botswana
            se soldent par un constat d’échec.
10/06 : le Parlement européen vote une résolution sévère et appelle
            à des sanctions contre la HAT
12/06 : le Sommet de Sandton exige le rééquilibrage de la feuille de
            route et le retour des exilés
15/06 : le président de la HAT refuse de se conformer aux résolutions
           de la Sadc
21/06 : la date des élections ne peut encore être arrêtée, les préparatifs
            ne sont pas satisfaisants
22/06 : la Sadc infléchit à nouveau sa position et pose des conditions
            au retour de Marc Ravalomanana
25/06 : la Sadc hostile à toute nouvelle négociation
30/06 : fin de la mission des émissaires de la Sadc, l’ONU proposer le
            calendrier électoral   

Droits humains, gouvernance
  Message du Ffkm, appel de Marc Ravalomanana à la CPI, procès du
  7 février 2009, exécutions sommaires de « dahalo », placements à l’étranger,
  condition carcérale, situation sociale, exclusion scolaire, paupérisation,
  trafics d’être humains

Actualité économique et sociale
- Relations avec les bailleurs de fonds et les organisations internationales
- Questions foncières, contrats miniers et pétroliers, ressources naturelles,
  environnement
- Divers
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ARTICLES REMARQUES DE JUIN 2011
<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.

<> 30 06 11 - La Gazette - Edito - Adelson Razafy - Le Congrès de la Transition achète enfants
Vigoureux tollé de la HAT, en prenant connaissance du rapport du Département d’Etat américain sur l’esclavage moderne, le trafic des êtres humains et la vente d’enfants à Madagascar. L’île, en effet, y est très mal classée et pourrait bientôt être sanctionnée par des suspensions de financement de la part du gouvernement US. Le quotidien illustre ce constat catastrophique du département d'Etat en faisant mention d'une plainte déposée au tribunal par l’association Justice et Droits de l’Homme à Madagascar, contre un membre du Congrès de la Transition qui, en compagnie de son épouse, a acheté deux enfants à une mère de famille nécessiteuse.

<>  28 06 11 - Département d'Etat américain - Madagascar Classified as Tier 3 in Most Recent Trafficking in Persons Report
Selon un rapport du Département d’Etat américain, Madagascar est dans la liste noire des 23 Etats considérés comme « n'atteignant pas le niveau minimum » de protection contre la traite et « ne faisant pas d'efforts importants » pour y remédier. L’enquête porte sur 184 pays. Le rapport sur le trafic d’être humains, présenté par Hillary Clinton, est le 9ème que le gouvernement américain publie depuis 2000 et le premier depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Jusqu’à présent, un seul pays africain figurait sur la liste noire, ils sont 9 cette année. Les pays qui sont inscrits sur cette liste deux années consécutives risquent des sanctions, en particulier la suppression de l’aide humanitaire, la suppression de certaines aides commerciales et l’opposition des Etats-Unis à la délivrance de prêts par le FMI et la Banque mondiale. Selon le Département d’Etat, la hausse du chômage qui accompagne la crise économique et financière mondiale pourrait provoquer une augmentation du trafic d’êtres humains à travers le monde.

- 27 06 11 - La Croix (France) - Père Pedro : "Les Malgaches n'ont pas à payer pour les erreurs des gouvernants"
Le Père Pedro se prononce contre le retour de Marc Ravalomanana. Dans une interview accordée au quotidien « La Croix », le célèbre religieux lazariste se défend d’être de verser dans la politique . Il lance un appel à la communauté internationale de lever le gel de l’aide financière. « Les Malgaches n’ont pas à payer pour les erreurs des gouvernants », déclare-t-il.

- 27 06 11 - L'Express - Raymond Ranjeva : "Tous les secteurs de la vie sociale sont en crise"
L’universitaire, initiateur du programme « Hetsika Vonjy aina », exprime son désaccord sur la tenue des élections dans le contexte actuel et plaide toujours pour l'ouverture d'une « véritable » Transition. "Une Transition consensuelle et inclusive, et j'ajouterai neutre est incontournable", affirme-t-il. "Tous les secteurs de la vie sociale sont en crise. La crise est politique mais aussi économique, financière et morale. Inutile de nous lamenter sur nos malheurs. En deux ans et demi, nous avons mangé notre capital comme disent les financiers". Le juriste appelle de ses vœux un redressement « éthique ». Interview.

- 27 06 11 - La Gazette - Edito - Parfaite méconnaissance
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC ont opté pour l’adoption de la feuille de route, assortie d’amendements. Ménageant la chèvre et le chou, ils ont cru bon de satisfaire toutes les parties. La plupart d’entre eux ne sont jamais venus à Madagascar. C’est donc avec une parfaite méconnaissance du contexte malgache qu’ils ont statué. Ils ont sans doute rempli leurs obligations découlant du contrat qu’ils ont conclus avec Marc Ravalomanana, mais tant que ce dernier ne reviendra pas au pouvoir, ils ne seront jamais les bienvenus dans la Grande Ile. Sur les 14 Etats signataires du sommet de la SADC de Sandton, la moitié sont des Pays Moins Avancés, au même titre que Madagascar et aucn d'entre eux n'a de leçon de bonne gouvernance à donner !

- 25 06 11 - GTT International - Communiqué - Demande d'éviction du Dr Simao
Les représentants de la mouvance Ravalomanana de la diaspora, basés à Genève, mettent gravement en cause l'émissaire de la Sadc qui qui prétend venir pour mettre en application les décisions prises par les chefs d'Etat au Sommet de Sandton mais qui prend la liberté de modifier les résolutions adoptées concernant les conditions du retour de l'ancien président. "Le médiateur du GIC, Dr Simão s’est écarté de son rôle officiel de médiateur. Il travaille OUVERTEMENT pour le compte du gouvernement putschiste et désobéit aux décisions de la SADC, il met en danger la sortie de crise. Nous demandons son éviction"

<>   24 06 11 - Tribune - Opinions -  Mamy Rakotondrainibe - Autosuffisance alimentaire : quelles solutions pour Madagascar ?
Les agriculteurs malgaches constituent les trois-quarts de la population du pays. Malgré leurs efforts et acharnement au travail, leur production ne suffit souvent pas à nourrir leur famille toute l’année. Nombreux sont ceux qui vendent une partie de leur riz au moment des récoltes pour pouvoir disposer des liquidités nécessaires à l’achat d’autres produits de première nécessité et satisfaire les autres besoins indispensables. L’octroi de terres aux investisseurs étrangers ne constitue pas une solution pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. il est indispensable de mettre en oeuvre une politique agricole nationale en faveur des paysans producteurs de l’agriculture familiale, qui constituent la majorité de la population. Mamy Rakotondrainibe s'exprime au nom du  Collectif pour la Défense des Terres Malgaches – TANY- Voir le site : http://terresmalgaches.info/spip.php?article39

<> 24 06 11 - Tribune - La situation sociale vue par le Système des Nations unies
Cette première lettre d’information met l’accent sur les analyses de la situation de pauvreté et de ses conséquences dans différents secteurs ainsi que les réponses apportée par le SNU. Les informations ont été tirées des enquêtes déjà effectuées dans différents domaines au niveau des agences ou des partenaires. La dégradation de la sitation sociale de la population depuis le début de la crise politique est préoccupante.

- 24 06 11 - Madonline - Leonardo Simao : la feuille de route déroute toujours autant
La SADC a livré ses dernières recommandations et une version finale de la feuille de route malgache mais est loin d’avoir réussi la médiation de la crise. Le médiateur Leonardo Simao est venu à Madagascar dans le but d’expliquer aux forces politiques la feuille de route amendée qui suscite toujours autant d’interprétations divergentes. Les décisions de principe de la SADC se sont accommodées avec le caractère irrationnel de la pratique politique malgache. Dans sa version définitive, le général Camille Vital est confirmé dans ses fonctions. Pour la HAT le régime militaro-civil est incontournable pour protéger le pouvoir. « Si on ne mets pas un militaire à la tête du gouvernement, le régime sera renversé », avait concédé le cerveau d’Ambohitsorohitra, Norbert Ratsirahonana dans une intervention télévisée. Le reste de la transition risque d’être dirigée de main ferme.

<>doc - 22 06 11 - BIBLIOGRAPHIE - Toavina Ralambomahay - Madagascar dans une crise interminable - L’Harmattan - Actualité sociale et politique de l'Océan Indien - Février 2011 - 138 pages.
Après un an de crise, cet ouvrage se propose d’abord de mettre en exergue les événements parlant de la situation qui prévaut à Madagascar depuis novembre 2008 à ce jour. Ensuite, de répondre à des questions comme « quels sont les facteurs de blocage de la sortie de crise ? », « Qui sont les acteurs ? », « Combien de fois les négociations ont été rompues et reprises ? », « Quel est le rôle de la communauté internationale ? », ou encore « Faut-il reconnaître un gouvernement de fait ou s’en tenir aux principes républicains et démocratiques ? ».
Né en 1981, Toavina Ralambomahay est journaliste et consultant. Il a fait partie des jeunes sélectionnés par la Fondation Friedrich Ebert dans le Youth Leadership Training Program (YLTP) en 2006. Il a établi un tableau de science politique classant les idées de gauche et de droite, utile à des pays où le débat politique est limité à un choix de personnes et non à un débat d’idées. Il a aussi été publié par L’express Maurice ou des ONG internationales telles la Fondation allemande Friedrich Ebert, le WWF ou encore dans des publications comme Africultures de L’Harmattan à Paris. 

<> 22 06 11 - Tribune - Communiqué -  Lettre envoyée par Tomaz Salomao aux parties prenantes malgaches
La Sadc fait machine arrière et sème la confusion. Le retour de Marc Ravalomanana est finalement suspendu à la réalisation de certaines conditions. C’est ce qui ressort d’un nouvel amendement apporté à la feuille de route, après ceux qui ont été prévus dans la résolution du Sommet de la Sadc à Sandton le 11 juin. Un courrier en ce sens, daté du 17 juin, a été adressé aux parties prenantes par le secrétaire exécutif de l’organisation, Tomaz Salomao.

<> 22 06 11 - CNOSC - Nécessité d'une médiation malgacho-malgache - 20 06 11
Compréhension de la nécessité d’une médiation pour résoudre la crise politique et pour un second dialogue malgacho-malgache. La répétition et la régularité des crises politiques entraînant un changement de régime (1972, 1991, 2002, 2009) amènent à des interrogations. Ces crises politiques ont toujours été réglées par des distributions de « seza » et des élections hâtives pour légitimer le pouvoir de fait. L’histoire montre que cela n’a jamais été une solution durable car on omet l’essentiel qui relève des questions du « vivre ensemble » au sein de la société. Cette crise devrait être l’occasion de refonder les institutions et les pratiques politiques en tenant compte des aspirations de la population dans sa pluralité et d’engager le processus de réconciliation nationale pour assurer une justice sociale. Le document analyse en détail les temps forts de la crise de 2009 et le rôle joué par la médiation internationale pour aboutir à la conclusion qu'un médiation nationale est incontournable.

- 22 06 11 - Tribune - Edito - Georges Rabehevitra - La confiance ne se décrète pas
Les faits récents démontrent que l’on ne peut faire confiance aux institutions actuelles pour organiser des élections libres et transparentes. Pour peuve, les déclarations publiques des plus hauts gradés de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police et l'attitude des deux assemblées du Parlement de la Transition dans le cadre des préparatifs des futurs scrutins.

<>doc - Cartographie de la liberté à travers le monde et dans l'Afrique sub-saharienne, selon Freedom House
22 06 11 - Freedom House - Maps Freedom in the World - Evolution 2003-2007-2011
22 06 11 - Freedom House - Map Sub Saharan Africa -2011
"Freedom House is an independent watchdog organization that supports the expansion of freedom around the world. Freedom House supports democratic change, monitors freedom, and advocates for democracy and human rights. Since its founding in 1941 by prominent Americans concerned with the mounting threats to peace and democracy, Freedom House has been a vigorous proponent of democratic values and a steadfast opponent of dictatorships of the far left and the far right.   Eleanor Roosevelt and Wendell Willkie served as Freedom House’s first honorary co-chairpersons.Throughout its history, Freedom House has opposed tyranny around the world, Freedom House has promoted the growth of freedom by encouraging U.S. policymakers, international institutions, and the governments of established democracies to adopt policies that advance human rights and democracy around the world". 
Lien : http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=2

- 18 06 11 - Midi - Marc Ravalomanana : Révélations sur son départ d'Iavoloha le 26 mars 2009
27 mois après, bon nombre d’observateurs s’interrogent toujours sur la manière dont Marc Ravalomanana a pu quitter Madagascar aux moments chauds de la crise. Un de ses proches qui a vécu avec l’ancien président l’ambiance au Palais d’Etat d’Iavoloha durant les derniers jours de sa présidence, raconte les péripéties qui ont entouré le départ de Marc Ravalomanana le 26 mars 2009.

- 16 06 11 - Slateafrique -  Ph. Randrianarimanana - Vers un combat des chefs sur la Grande Île
Andry Rajoelina et les forces de l'ordre à Madagascar durcissent leur position dans la perspective d'un retour annoncé du président déchu Marc Ravalomanana. Après le sommet des chefs d’Etat de la SADC de Sandton, plusieurs voix du régime HAT ont affiché leur désaccord avec l’une des décisions majeures de cette organisation chargée d’une médiation internationale: le retour sans condition de Marc Ravalomanana. Fait remarquable, les premiers à avoir réagi officiellement sont les forces de l’ordre malgaches.

- 14 06 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Les sous attendus
Ça y est, la SADC a finalement osé faire le saut dans le vide. Elle a décidé le retour sans conditions de l'ancien président Marc Ravalomanana alors que depuis les accords de Maputo 1, la SADC a toujours recommandé la poursuite de l'exil volontaire du fondateur du TIM jusqu'à ce que les conditions soient propices pour son retour. Du coup, c'est le camp de la HAT qui se trouve dans l'embarras dans cette décision laquelle ne l'avantage guère même si la SADC a divisé...l'orange en deux avec le feu vert donné à Rajoelina pour l'élection présidentielle.

- 14 06 11 - La Gazette - Fanjanarivo - La SADC cautionne la mauvaise gouvernance
La liste est très longue si l’on doit énumérer les pratiques de mauvaise gouvernance de Marc Ravalomanana. Celui-là même que la SADC veut faire revenir à Madagascar sans aucune condition. Il a beaucoup contribué à la pauvreté du pays et au blocage du secteur privé. Avec sa décision, la SADC donne le mauvais exemple pour tout politicien africain : pillez votre pays, devenez riche et la prochaine crise vous lavera de tout soupçon pour vous permettre de mieux piller encore et toujours.

- 13 06 11 - IRINNews - Les écolières gagnées par la fièvre de l'or
La fièvre de l’or semble s’être emparée d’Ankavandra, une petite ville de l’ouest de Madagascar, et de ses écolières. La pauvreté rurale, conjuguée à un cours mondial de l’or exceptionnel, incite irrésistiblement les jeunes filles à faire l’école buissonnière pour se rendre dans les contreforts du plateau central, dans l’espoir d’y dénicher quelques paillettes d’or.

<> 13 06 11 - Résolutions du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Sadc - Sandton (RSA) - 12 06 11
Le Sommet de la Sadc de Sandton insiste sur la participation des anciens Présidents au processus de sortie de crise. Une position inconfortable pour le régime de Transition. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation régionale ont procédé au rééquilibrage de la feuille de route. Leurs résolutions penchent en faveur des mouvances des trois anciens présidents et au détriment du régime de Transition et de ses alliés, à l'inverse du contenu du document paraphé par ces derniers le 9 mars. « Le Sommet a exhorté [...] la HAT de permettre à tous les Malgaches en exil pour des raisons politiques de retourner au pays sans conditions, y compris M. Marc Ravalomanana », ont-ils décidé. Il demande à la HAT de « développer et de promulguer d'urgence les instruments juridiques en suspens afin d'assurer la liberté politique de tous les Malgaches dans le processus inclusif ». Outre le retour des exilés, le Sommet donne une consigne pour la retouche de la feuille de route. Il « entérinera » celle-ci « après que les amendements nécessaires y auront été apportés ». Dans la foulée il a « exhorté les dirigeants des mouvances Ratsiraka, Ravalomanana et Zafy de parapher la feuille de route dans les meilleurs délais dès que les amendements nécessaires y auront été apportés ». Ces décisions confirment la tendance amorcée par le précédent Sommet de Windhoek du 31 mai. Ce dernier avait déjà « noté qu'il est nécessaire [...] pour MM. Ravalomanana et Ratsiraka d'être autorisés à retourner à Madagascar afin de participer au processus politique », selon le document distribué aux acteurs politiques à Gaborone, les 6 et 7 juin. Il avait « exhorté les mouvances Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy d'adhérer à la feuille de route et aux institutions de la transition qui sont encore à restructurer ». La position de la Sadc apporte de l'eau au moulin des mouvances des trois anciens présidents qui militent pour la retouche de la feuille de route. « Nous acceptons cette décision », s'empresse de confirmer Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance Ravalomanana.
Le régime affiche la prudence et s'accorde du temps pour donner une position tranchée sur la question mais les premières réactions laissent présager un rejet de l’appel au retour des opposants.

13 06 11 - Radio Vatican - Madagascar, entre misère et chaos.
Les dirigeants membres de la SADC ont approuvé depuis Johannesbourg la "feuille de route" qui devrait permettre de mettre un terme à la crise malgache. Le texte prévoit qu'Andry Rajoelina reste au pouvoir jusqu'à la présidentielle et l'autorise à être candidat. Mais il demande aussi aux autorités malgaches de transition de permettre le retour des réfugiés politiques, dont l'ancien-président Marc Ravalomanana, A Madagascar la population est à genoux. Après deux ans de crise politique, la misère ne cesse d’augmenter sur l'île, et le chaos s’est installé.
>>Ecouter (3'41)

<>doc  13 06 11 - Mada.pro - Presse malgache - De la restriction à la liberté surveillée - Richard Claude Ratovonarivo
Le dossier thématique concerne l’évolution de la liberté de la presse et les atteintes à la liberté d’expression à Madagascar, depuis la naissance du premier journal malgache en 1866 à nos jours s'est enrichi d'un 5ème volet, portant sur la période 1992 à 2001. Pour en parler : Richard Claude Ratovonarivo, directeur-fondateur de MADA.pro. Editeur de presse, journaliste et enseignant en journalisme. Deux autres volets sont annoncés, portant sur la période 1993 à 2010 (Présidence de Marc Ravalomanana et période de Transition) .

- 12 06 11 - Madagoravox - Une nouvelle diplomatie française ?
Dans les commentaires et analyses qui ont accompagné le Sommet de  Gaborone, il est curieux de constater que la dipomatie française a été ignoré, alors qu'elle était au centre des interrogations lors des rounds de négociation antérieurs. Une soudaine discrétion qui surpend. Est-elle le fait d’une « résignation » de la France aux exigences et à l’intransigeance des Africains ?  L'auteur émet l'hypothèse que l’arrivée d’Alain Juppé en ministre des Affaires étrangères a profondément modifié l’attitude de la France vis à vis du régime de Transition.

- 11 06 11 - La Vérité - Hery Mampionona - Les inepties du Parlement européen
Le quotidien pro-HAT tire à boulets rouges sur la résolution votée par le Parlement européen qui est accusé de légèreté et de méconnaissance flagrante des réalités malgaches. Une résolution votée à la va-vite, sans débat, truffé d'erreurs.

- 11 06 11 - Le Courrier - Edito - Bonaventure - Lobbying : Bluffs et mensonges !!!
Les résolutions du Parlement Européen, très sévères vis à vis du régime de Transition,  démontrent clairement que toutes les gesticulations de ceux qui prétendent avoir des réseaux performants en Europe pour influencer les décisions en faveur de Madagascar ont été inefficaces et vaines. Il y a eu échec quelque part dans le lobbying pro-HAT et en définitive, toutes les personnalités que l'on a fait intervenir ne font nullement le poids devant des questions de principe comme l'application des accords de Cotonou.

- 10 06 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Elections : petit bémol sur un sujet majeur
La solution du problème actuel est l’organisation d’élections. C’est sans doute le seul point sur lequel tout le monde est d’accord de façon consensuelle et inclusive. Mais pour assurer une véritable sortie de crise pérenne et aux effets durables, il ne s’agira donc pas de faire des élections pour le plaisir de faire des élections, mais de les organiser dans des conditions optimales de transparence, de liberté et d’égalité de chances entre tous les candidats. L’objectif est d’avoir des résultats qui puissent être considérés fiables, et s’imposer à tous comme indiscutables une fois proclamés officiellement.

<>  09 06 11 - Parlement européen - Motion for a resolution
<>  10 06 11 - Tribune - Résolution du Parlement européen du 9 juin 2011 sur la situation à Madagascar
Coup de théatre diplomatique. Dans la résolition adapotée, le Parlement européen déplore « l’échec de Gaborone » et appelle à des sanctions contre la HAT. Les eurodéputés se sont référés à l'accord de Cotonou pour remettre en question la légitimité du régime transitoire. Une déclaration qui n'est pas fortuite dans la mesure où les co-présidents de l'Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique/Union européenne (ACP-UE), Louis Michel et David Matongo, avaient déjà donné le ton à quelques jours du Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la Sadc sur Madagascar, en Namibie. Une intention de prévenir, voire d'influer le bloc régional sur sa décision se manifeste clairement. Tout en condamnant « la prise de pouvoir inconstitutionnelle de mars 2009 », les députés européens ont convié l’UE et le Conseil de sécurité des Nations Unies à étendre sur l'ensemble de leurs pays membres les interdictions de visas prises par l’UA. La disposition rappelle la liste de 109 noms, y compris celui d’Andry Rajoelina et des personnalités clé de son régime. Les eurodéputés ont fait état de multiples violations des droits de l'homme pour exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques. Ils ont demandé une enquête indépendante de ces actes qui devrait aboutir à la traduction des auteurs en justice. « Le Parlement européen réfute la légitimité de tout vote qui ne serait pas organisé dans le cadre d'une transition représentative du pluralisme », afin de refuser au régime la légitimité d'organiser des élections. Tout en rappelant qu’Andry Rajoelina avait annoncé ne pas vouloir se présenter aux prochaines élections présidentielles, elle lie la crédibilité des élections au fait que l’ensemble des mouvements et dirigeants politiques puissent y participer librement et sans conditions, et avoir un véritable accès aux médias. Tout en demandant à la communauté internationale l’accroissement de l’aide humanitaire en faveur du peuple malgache, le parlement de Strasbourg affirme que le rétablissement progressif des programmes de coopération avec Madagascar doit être conditionné par le respect intégral des principes démocratiques et des libertés fondamentales. Une prise de position qui s'analyse comme une opposition au processus électoral prôné par la HAT. « Cette demande de prolongation des sanctions est normale tant qu'il n'y a pas de décision prise par la Sadc », a soutenu la présidente de la Commission Relations internationales auprès du CST, voulant jouer la carte de l’apaisement. 

La Gazette écrit : « Pour la nième fois, la communauté internationale a été induite en erreur par les pro-Ravalomanana. Cette fois ci, c’est Eliane Naika qui s’est déplacée au Luxembourg pour influer sur la décision du Parlement européen en rapportant l’existence des actes de violations des droits de l’homme, de l’existence de « milice armée », …. Face à tout cela, les parlementaires européens se doivent de vérifier sur place les informations véhiculées dans les couloirs des instances internationales. On se souvient que des parlementaires dont faisaient partie la députée européenne Michèle Rivasi, qui ont pu visiter l’île l’année dernière, ont pu constater de visu la réalité sur le terrain ».

- 09 06 11 - Le Temps (Suisse) - Courrier International - Yves Petignat - Madagascar : une société à bout de souffle
Madagascar n’en peut plus. “L’île heureuse” d’hier est à genoux. Les Malgaches ont beau avoir la réputation d’être un peuple fondamentalement non-violent, qui a su canaliser l’agressivité par des normes sociales très fortes, la crise politique et économique, la misère urbaine minent désormais leur société. Le charme de la population, sa gentillesse, sa façon d’écarter les sujets qui fâchent et la culture du consensus ne parviennent plus à masquer les lézardes. La crise a accéléré la confrontation de la société malgache avec les nouvelles réalités de la mondialisation et mis en péril les valeurs traditionnelles.

<> 09 06 11 - EITI Madagascar - Rapport final d'audit et de "réconciliation" des paiements  - Cabinet Ernst et Young - juin 2011
Ce que les entreprises minières disent avoir payé d’une part, ce que l’Etat dit avoir reçu d’autre part. Entre les deux, un écart de plus de 3 milliards, dont une partie seulement trouve des explications techniques. C’est ce qu’indique le rapport d’audit de réconciliation des flux de paiements effectués par les industries extractives et les recettes perçues par l’Etat malgache, réalisé par le cabinet Ernst et Young. Cet écart concerne les 3 entreprises qui ont adhéré au processus (QMM, Ambatovy et Kraoma), pour la période courant de 2007 au 1er semestre 2010. L’écart représente 1,28% des paiements. Le consultant conclut son rapport par le constat que des améliorations restent à apporter dans la traçabilité des revenus.
Le rapport a néanmoins été déclaré recevable par l'EITI international. L'écart de -1,28 % est jugé minime par rapport à ceux enregistrés dans certains pays, comme la République Centrafricaine, avec +9 %. « Les résultats sont meilleurs que les attentes. Il n'est pas possible d'avoir 0 % d'écart. C'est même suspect pour la simple raison que le mode de comptabilisation de l'État et des trois sociétés auditées ont chacun leurs spécificités », souligne un responsable de l'EITI Madagascar à travers un communiqué de presse.
Lien : http://www.eiti-madagascar.org/fr/content/juin-2011-rapport-final-daudit-et-de-r%C3%A9conciliation-de-paiements

- 06 06 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Pollution politique
Les politiciens sont-ils des espèces à protéger ? Sont-ils nécessaires pour la préservation de la biodiversité ? Sont-ils comme les orchidées et les lémuriens dont la plupart des espèces qui existent au monde sont endémiques à Madagascar ? On peut faire le tour de la terre, on ne trouvera pas des espèces pareilles nulle part au monde. La pollution dont souffre Madagascar est éminemment politique. L'attitude indifférente des écologistes est à ce propos sidérante face à l'usage abusif du gaz lacrymogène...

<>  05 06 11 - CNOSC - Rapport n°4 - Contexte et perspectives de sortie de crise consensuelle et durable - 19 04 11

<>  05 06 11 - CNOSC - Rapport n°5 - Le travail de la médiation nationale CNOSC de juillet 2010 à avril 2011- 13 05 11

A la veille du début du Sommet de la Sadc à Gaborone, rendez-vous crutial pour la sortie de crise, la Coordination Nationale des Organisations de la Société Civile (CNOSC)  publie deux importants rapports : l'un analyse le processus mis en oeuvre par le pouvoir de transition et le contenu de la feuille de route. Il s'achève par une liste d'actions à entreprendre et des propositions concrètes. Le second rapport rappelle la nature et les missions de la CNOSC et détaille les étapes de la médiation qu'elle a entreprise de juillet 2010 à avril 2011.

- 04 06 11 - La Gazette - Huit "dahalo" tués : pain béni pour... Amnesty International
Les gendarmes en brousse se livrent à de réelles exactions sur la personne des « dahalo », procédant même à des exécutions sommaires. Une pratique bien connue mais que les défenseurs des droits de l'homme n'ont jamais dénoncée. Comme dans les pays de démocratie, les forces de l’ordre à Madagascar devraient répondre de leurs actes devant la justice. Car actuellement, des exécutions sommaires sont mises sur le compte de la « légitime défense », et les initiatives des victimes et de leurs familles devant le tribunal sont toujours vouées à l’échec. Le dernier "fait divers" devrait alerter les organistations internationales de défense des droits de l'homme.
Erratum : dans l'article initialement publié par la Gazette et repris sur le blog, il était indiqué à tort "8 gendarmes tués"

- 03 06 11 - MyDago - CNOSC - Résolutions des forces politiques et civiles parties prenantes à la solution de sortie de crise
Une quinzaine d'entités politiques et de la société civile ont répondu à l’invitation qui leur avait été faite par la CNOSC à la veille du Sommet de Gaborone. Elles ont demandé à la CNOSC, de reprendre sa médiation de résolution de crise. Les participants considèrent qu’un dialogue national s’impose, « devant aboutir à un sommet des quatre chefs de file et des autres entités, il doit se tenir à Madagascar ». Il s’agit d’organiser un deuxième dialogue national, après celui de Vontovorona. Lalao Randriamampionona a avancé que la Sadc est au courant de l'existence de ce rendez-vous organisé par la CNOSC pour jouer l'apaisement. Presque tous les groupements politiques invités à Gaborone par la Sadc étaient présents, à l’exception de l’UDR-C et du Tgv. On notait la présence de Raymond Ranjeva. L’UDR-C, n'a pas hésité à qualifier de « perturbation contre la mise en œuvre de la feuille de route » l'initiative de la CNOSC.

- 03 06 11 - Le Temps (Suisse) - Raymond Ranjeva : "Madagascar est très malade, c'est un échec des élites du pays"
Juriste malgache, personnalité d’envergure internationale, Raymond Ranjeva décrit le chaos politique dans lequel s’enlise son pays. Devant cette «sortie de crise» qui s’éternise et génère de nouveaux conflits, le professeur dit s’être «mis à la disposition de la Nation» en vue d’élections qui devraient se tenir d’ici à la fin de l’année ou en 2012. Interview.

<>  01 06 11 - SeFaFi - Communiqué - Arrêter la pagaille, sortir du transitoire
Si l’interminable feuilleton de la transition amuse les acteurs politiques, il exaspère le citoyen, spectateur désillusionné et ignoré. Chacun en connaît le scénario : l’encre de la énième feuille de route à peine sèche, les opportunismes s’affichent pour former un gouvernement dit d’union nationale à base de reniements et d’ambitions personnelles, là où devrait primer le service du bien commun. Cet assemblage hétéroclite d’intérêts contradictoires en témoigne : notre société ne dispose plus aujourd’hui d’aucun point de repère… Cette perte de repère est à la source de la pagaille dans laquelle vit le pays. Le communiqué aborde tour à tour la question de" la feuille de route à épisodes", des tergiversations de la Sadc, des institutions transitoires et de l'amnistie.
-----Fin de PRESSE JUIN 2011 - TOUT----------