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SURVOLS HEBDOMADAIRES :
SURVOL HEBDO 4/2011 - 24 au 30 janvier
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SURVOL HEBDO 3/2011 - 17 au 23 janvier
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SURVOL HEBDO 2/2011 - 10 au 16 janvier
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SURVOL HEBDO 1/2011 - 1er au 9 janvier
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LES ARTICLES REMARQUÉS, voir plus bas, après le sommaire
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SOMMAIRE DE LA REVUE DE PRESSE JANVIER 2011
La 1ère quinzaine a été marquée par de laborieuses négociations entre les émissaires du  pouvoir de Transition et la mouvance Ravalomanana, qui ont été suspendues sur un constat de désaccord. Les élections législatives ont été reportées et le calendrier électoral a été une nouvelle fois remis en cause. La seconde quinzaine a vu l'entrée en lice de l'équipe de médiation de la Sadc qui a consacré tout son temps à recevoir l'ensemble des sensibilités politiques et à recueillir leurs propositions. Un compromis devait être présenté officiellement aux parties le 31 janvier par le Leonardo Simão. De nombreuses incertitudes subsistent. Les questions de la libération des "prisonniers politiques", de l'amnistie, de la réconciliation nationale et de la désignation d'un gouvernement de consensus constituaient jusqu'aux derniers jours les principaux obstacles à la conclusion d'un accord de sortie de crise.

La crise politique
07/01 : un rapport de forces diplomatique moins défavorable à la Transition
10/01 : législatives ajournées, incertitudes sur la réalisation du calendrier électoral
12/01 : les négociations tripartites (UDR-C, TGV, Tim) suspendues sur des
            désaccords persistants
13/01 : arrivée de la délégation de la Sadc conduite par Leonardo Simão
21/01 : le régime et les 3 mouvances s'engagent dans une guerre des nerfs
24/01 : les révélations du lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina
            provoquent le trouble dans la classe politique
29/01 : un accord final de sortie de crise en cours de finalisation avec la Sadc

Droits humains, gouvernance
   Détenus politiques, travailleuses au Liban, mortalité maternelle, violences conjugales, droit de l’enfant, grande pauvreté, liberté des médias, corruption

Actualité économique et sociale
- Relations avec les bailleurs de fonds et les organisations internationales
- Questions foncières, contrats miniers et pétroliers, ressources naturelles, environnement
- Divers
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ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2011
<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.

- 28 01 11 - MyDago - Pourquoi les plaintes sur le coup d’État ? Par Marc Ravalomanana
Dans un nouveau communiqué portant le sceau de la République malgache, la mouvance Ravalomanana justifie les plaintes déposées à l'encontre des principaux acteurs du changement de pouvoir en mars 2009, qui ont reconnu avoir perpétré un coup d’État.Il y aurait bien eu "complot conçu et organisé par un groupe de politiciens soutenus par quelques militaires et probablement par des partenaires étrangers, quelques opérateurs économiques et des magistrats de la HCC", et aucunement au "mouvement populaire". Le communiqué rappelle la thèse selon laquelle Marc Ravalomanana n'a jamais démissionné mais seulement transféré certains de ses pouvoirs à un Directoire militaire.

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27 01 11 - SeFaFi - Communiqué du 26/01/11 - En finir avec la Transition
Le Sefafi veut en finir avec la Transition. Il fait part une nouvelle fois sa perception de la vie nationale et dénonce l'échec de toute la classe politique, alors que la Transition entame sa troisième année d'existence, période propice à toutes les exactions et malversations. Il critique également la société civile, la qualifiant de politique, « ce qui est contraire à son identité ». Il considère cependant que la création de la CENI, l’adoption d’une nouvelle Constitution par voie référendaire et la mise sur pied d’une « Parlement » constituent des avancées positives.

- 26 01 11 - Confédération syndicale FISEMA - Communiqué - Braderie des travailleurs malgaches et des ressources naturelles
En 2009, une partie de la population voulait le changement pour sortir d’un pouvoir autiste et d’un clan qui s’enrichissait grâce à la puissance publique. Le pays se trouve depuis 2 ans en période de transition avec une diminution importante des aides internationales et d’investisseurs sérieux. Par manque de liquidité, le pouvoir arrive à survivre en bradant les richesses naturelles sans se soucier des règles et normes de bonne gouvernance et des impacts sur les écosystèmes fragiles uniques au monde. Grâce à cette politique, la machine administrative continue plus ou moins de fonctionner et les politiciens ralliés au pouvoir sont biens rémunérés. Mais qui se soucie réellement du bien-être des millions de travailleurs et travailleuses ? Tout espoir d’une vie meilleure est devenu du domaine de l’utopie, du rêve ou remis au bon soin de Dieu.L’autorité de transition actuelle se vante de faire de grands projets ici et là avec des investisseurs internationaux, sans les citer ni préciser comment ils vont opérer.

- 26 01 11 - Madagate - Interview d'Andry Rajoelina par la Revue de l'Océan Indien n° 321 janvier 2011
Répondant à la sempiternelle question portant sur son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle, il déclare : "je ne me sens plus lié par cette promesse [de ne pas se présenter faite à la communauté internationale le 12 mai 2010]. C’est la communauté internationale qui n’a pas tenu sa parole !. [...] J’ai pris mes responsabilités et j’attends que la communauté internationale prenne les siennes. Mais elle ne les a pas prises jusqu’à maintenant. Elle ne nous a pas apporté son aide lors du dernier référendum et, jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas question de reconnaissance internationale. Tout cela pour vous dire que la décision de me porter ou non candidat à la prochaine élection présidentielle me revient désormais… exclusivement. En ce moment, je suis encore en train d’analyser l’opportunité ou non de ma candidature".

- 26 01 11 - La Gazette - Saralea Bernard - Enseignement supérieur : le scandale des diplômes au rabais !
BTS, Licence, Masters I et II : de nombreuses soutenances de mémoire sont organisées en cette fin d’année dans les universités, publiques comme privées. La grogne monte parmi de nombreux examinateurs, face à l’attribution de notes de complaisance aux impétrants par des membres de jury. Car, et d’aucuns parmi ceux qui ont déjà assisté à ce genre d’examen l’auront remarqué, quel que soit le niveau de connaissance affiché par l’étudiant lors de la soutenance, l’échec sera rarissime. Témoignage sur des pratiques laxistes et intéressées. Un mal profond.

- 24 01 11 - MyDago - Communiqué de Marc Ravalomanana :  plainte contre le général Noël Rakotonandrasana
Après avoir déposé une première plainte contre le lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina pour avoir reconnu publiquement sa participation au coup d’Etat de mars 2009, l’ancien président a déposé une plainte similaire visant le général Noël Rakotonandrasana. "Tous deux ont joué des rôles déterminants dans les nombreux actes criminels qui ont entraîné, en mars 2009, le renversement d’un gouvernement démocratiquement élu, puis, l’instauration d’un régime illégal dont le Général Noël Rakotonandrasana fut un pilier en ayant été « Ministre de la Défense nationale »,

- 22 01 11 - Le Courrier - Edito - Bonaventure - Collusion suspecte !
Coup d’État de mars 2009 : Marc Ravalomanana porte plainte. À la faveur des aveux du lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina, l'un des hommes clé du changement de régime, qui déclare à l'entrée du tribunal qui devait l'auditionner pour la mutinerie de la Bani, avoir effectué avec Andry Rajoelina un coup d’État, voire un double coup d’État en 2009, le conseil de la défense de Marc Ravalomanana porte plainte devant le Doyen des juges d’instruction . De son lieu de détention, Charles Andrianasoavina a fait ensuite parvenir un courrier à la délégation de la Sadc. Revenant sur les troubles et les pillages du « lundi noir » du 26 janvier 2009, il dénonce l’implication de plusieurs membres de l’actuelle Transition. Il met en cause également des opérateurs indo-pakistanais ainsi que 3 opérateurs malgaches. « C'est une action a posteriori évoquée pour le besoin de la cause, dans le but de pérenniser la crise », lance la ministre de la Justice. Un feuilleton national qui intrigue les observateurs et la classe politique. Le Courrier doute que le lieutenant-colonel soit l’auteur de ces révélations et s’interroge sur une possible manipulation par des opposants. Le prudence s'impose donc !
Transcription de la lettre manuscrite  : 22 01 11 - Reflexiums - Chronologie du coup d'Etat de mars 2009 par le colonel Charles Andrianasoavina

<>doc 20 01 11 - Peace and Conflict Impact Assessment (PCIA), Madagascar - Centre d’études sur les Conflits, le Développement et la Paix (CCDP), Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement de Genève, mandaté par l’UNICEF avec le soutien des ambassades de Norvège et de France. L'analyse PCIA sur Madagascar cherche à établir l’effet de l’aide étrangère et des politiques de développement sur les facteurs exacerbant le conflit ou soutenant la paix à Madagascar. Évitant des déclarations normatives au sujet de la crise politique courante, l'étude offre des conseils sur les principaux défis faisant face aux programmes de développement ainsi que les opportunités pour renforcer les structures promouvant la paix. La recherche se concentre sur la compréhension des effets des stratégies de développement passées, présentes et futures sur la capacité institutionnelle ; la sécurité étatique, sociétale et humaine ; les structures et processus politiques et économiques ; ainsi que sur la (re)construction et la responsabilisation sociale. Lien : http://graduateinstitute.ch/webdav/site/ccdp/shared/6305/PCIA_Madag_FR_WEB.pdf
Analyse du rapport Par la Gazette : 24 01 11 - La Gazette - Ressources du pays : le vol à volonté continue
Une des caractéristiques les plus flagrantes de Madagascar aujourd’hui est le gouffre béant entre 80% de la population qui vit dans une extrême pauvreté sans accès aux services publics et aux infrastructures de base, et une élite urbaine tirant bénéfice de la politique économique du pays orientée vers l’exportation. L’inégalité qui en résulte entre le centre et la périphérie, entre la production industrielle et l’agriculture de subsistance inefficace, est l’une des principales causes conduisant à une hausse du taux de criminalité et à une insécurité croissante. Sans une réforme urgente et un renforcement de capacité pressant des forces armées et du système judiciaire, conjointement avec l’établissement d’un gouvernement reconnu, les droits souverains de Madagascar continueront à être en danger.

 - 19 01 11 - Marc Ravalomanana porte plainte contre Charles Randrianasoavina : Communiqué
À la faveur des aveux du lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina qui déclare avoir effectué avec Andry Rajoelina un coup d’État en 2009, la défense de Marc Ravalomanana porte plainte contre le commandant Charles de l’époque. Ayant été élu président de la République au suffrage universel, Marc Ravalomanana estime avoir été spolié dans ses droits et réclame justice. Le document porte le sceau de la République. L’ancien président s’en remet ainsi à la Justice malgache qui a, selon lui, « une occasion unique dans son histoire de montrer son indépendance ». La ministre de la justice déclare que c'est son droit.
Le texte de la plainte : http://www.madagascar-tribune.com/IMG/pdf/Plainte_deposee_par_PRM_18_01_2011.pdf

- 18 01 11 - Le Courrier - Edito - Raw - "Ben Alisation" rampante ?
Au rythme des événements, l'iconoclaste décèle dans le pays une « Ben-Alisation » rampante ; une menace contre le président de la Transition et son régime. Alors que les prix augmentent, les sans emplois se convertissent soit en brigands, soit en commerçants ou en trafiquants ; la répression contre les commerçants des rues et ceux qui ne veulent pas se soumettre aux ordres de la municipalité d'Antananarivo commence à provoquer la colère des personnes ciblées. Le spectre d'une explosion sociale a déjà été évoqué par plus d'un observateur. Favoritisme, clientélisme, népotisme, abus de position dominante, corruption, tendance au monopole : autant de bombes à retardement qui pourraient rendre la situation incontrôlable, comme en Tunisie...

- 18 01 11 - Tribune - Edito - Georges Rabehevitra - Coup de griffes
L'éditorialiste revient sur l'actualité récente avec une ironie trempée d’un peu d’humour. Son but : juste essayer de réveiller le sens critique qui a du mal s’exprimer, la population étant écrasée par le poids de ses difficiles quotidiennes...

<> 15 01 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Vœux sans illusions
«The Good, The Bad and The Ugly », Le Bon, la Brute et le Truand : tout le monde connaît le film avec Clint Eastwood. C'est également le titre du dossier « The African Presidents Index » que The East African Magazine (27/12/10) consacre au classement par ordre de mérite des présidents en Afrique et dans l'océan Indien. Madagascar se retrouve 45ème sur 52 pays, la gestion de la Transition étant, par ailleurs, mise à l'index parmi les « Coconut Heads of The Year »
>>> Méthodologie et classement : 27 12 10 - The EastAfrican Magazine - The African Presidents Index (Extrait)

Dossier complet : http://www.theeastafrican.co.ke/blob/view/-/1078918/data/224285/-/11vf8lwz/-/InAfrica.pdf

L'éditorialiste de Tribune revient sur ce classement. Il n'est pas surpris du mauvaise classement d'Andry Rajoelina et donne son interprétation du qualificatif de "morgue" qui lui est attribué. Mais le bon classement de l'ex- chef d'Etat Tunisien amène à s'interroger sur la méthodologie utilisée. Le classement gagnerait en crédibilité en assumant de manière un peu plus transparente la nécessaire part de la subjectivité. 19 01 11 - Tribune - Edito - Patrick A - Indices et preuves

- 14 01 11 - Midi - Rajaofera Eugène - Résolution de crise : Où sont-ils passés ?
Pendant que le Dr Leonardo Simao de la Sadc reprend la médiation, certaines personnalités politiques, religieuses et de la société civile semblent être exclues du processus. Le quotidien dresse l'inventaire des personnalités marquantes de la période écoulée qui sont devenues étonnement absentes de la scène médiatique.

- 13 01 11 - Tribune - Edito - Georges Rabehevitra - Economie et sortie de crise
Les deux années de crise politique ont mis à genoux l’économie du pays. Les mesures prises pour essayer de contenir les prix du carburant ou du riz ne sont que des mesures purement conjoncturelles mais dont les conséquences économiques à moyen terme peuvent s’avérer désastreuses. L’absence totale de continuité de l’Etat a mis par terre tout le dispositif mis en place pour la filière riz de 2003 à 2007 avec le concours de l'AFD et de la FAO, et qui commençait à porter ses fruits. Avec le peu d’argent disponible, la Transition a préféré construire des hôpitaux ou des salles de spectacle, ou traiter avec des sociétés peu recommandables pour abonder son budget, plutôt que de se préoccuper de poursuivre l'amélioration de la filière.

- 13 01 11 - L'Express - Humeur - Lova Rabary Rakotondravony - Instrument laïc
Ceux qui ont cru qu'après Marc Ravalomanana aucun chef d'État ne prendrait plus jamais la parole au pupitre d'une Église ou n'offrirait plus jamais rien à une communauté religieuse ont dû rêver. Et ils peuvent encore rêver longtemps, parce que depuis qu'elle est devenue une pratique, cette chose paraît tout simplement impossible. Du moins dans l'état actuel de notre démocratie, dans le sens que nous donnons aujourd'hui à la République, en dépit de la nouvelle Constitution qui rétablit la laïcité de l’État.

- 12 01 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Hintsy_Allah
La crise tourne en rond et mord sa queue. Deux ans exactement après le début des négociations les principaux acteurs, moins leur caïd respectif, reviennent à l'endroit où on avait tenté de la dénouer. L'hôtel Le Hintsy sur les rives de l'Ikopa avait été choisi pour abriter les premiers pourparlers entre les deux protagonistes et leurs représentants sous l'égide du FFKM et des Nations-Unies.

- 11 01 11 - Affaires stratégiques - Bientôt l'Indafrique ?
Plus discrète que la Chine, l’Inde développe de plus en plus ses liens avec le continent africain. Depuis plusieurs années maintenant, on assiste à une accélération des échanges.  Les relations ne sont pas nouvelles, mais elles étaient majoritairement politiques depuis les années 60. La solidarité entre pays nouvellement indépendants y jouait pour beaucoup. Pourtant, depuis une dizaine d’années, l’économie est devenue le centre des interactions entre Inde et Afrique. la compétition avec Pékin amène la collaboration indo-africaine dans d’autres domaines, comme celui de la défense. Ainsi, dans une perspective de maîtrise de l’Océan indien, New Dehli a signé des accords de défense avec le Mozambique, Madagascar et les Seychelles. Elle a également fait construire une base de surveillance radar sur le territoire malgache.

<> 10 01 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - 2011, une grande année pour le lapin* ?
Depuis près de deux mois, les indicateurs de la communauté internationale passent peu à peu à une tonalité moins rigide envers le régime de Transition. Les gens sérieux n’ont pas cru Andry Rajoelina lorsqu’il a tenté de justifier son coup d’État par d’obscures motivations au bénéfice de la démocratie et de la bonne gouvernance. Mais une fois qu’il a réussi à appâter une masse critique de politiciens pour le soutenir en échange de sièges et de belles voitures, la situation a peu à peu changé, jusqu’à ce référendum constitutionnel de novembre. Cet évènement a fini par contribuer à asseoir une certaine assise nationale au pouvoir. Pouvoir amoral, illégal, mais qui a donc fini par gagner une certaine légitimité. Et en face, les imprécations, quolibets et autres insultes ont fini par montrer leurs limites. Le pouvoir d’obstruction des trois mouvances au sein de la communauté internationale n’est plus que l’ombre de ce qu’il était.Norbert Lala Ratsirahonana a gagné : de l’Accord d’Ivato à l’Escopol, puis au référendum, c’est sa stratégie qui a fini par l’emporter, aidée largement il est vrai par la vacuité stratégique du camp d’en face. La capitulation des trois mouvances et sa résultante qu’est la reconnaissance internationale, principal obstacle au TGV, est en marche, que cela plaise ou non. La victoire à l’usure d'Andry Rajoelina ne signifie pas qu’il est devenu quelqu’un de fréquentable ou de compétent mais les gens en ont marre de la crise , ils vont se contenter de concessions minimalistes .Cette victoire à l’usure signifie également la défaite de Madagascar et de la démocratie. Le comportement des entreprises chinoises a fait voler en éclats l’efficacité de la pression internationale. La sortie de crise passera par le partage du gâteau pour contenter tout le monde, les politiciens malgaches n’étant que des vautours qui se déguisent en colombes. La validation d’un texte constitutionnel plus qu’imparfait et l’adoubement d’un putschiste ne pourront créer les balises suffisantes pour prémunir la vie politique malgache contre de nouvelles crises dans le futur.
Le célèbre éditorialiste, très écouté depuis le début de la crise, mais dépité par le dénouement qui se profile, annonce son intention de mettre un terme à ses commentaires de la vie politique malgache.

* Le "lapin" est le surnom donné par ses détracteurs à Andry Rajoelina

- 08 01 11 - L'Express - Interview du Général Faly Rabetrano, DG du Bianco - "Les interventions existent toujours au Bianco"
Le directeur général du Bureau indépendant de lutte anti-corruption (Bianco) décrit le contexte difficile que vit l'organe qu'il dirige, pour lutter contre ce fléau, mais également son espoir pour l'avenir. Déclaration de patrimoine, bois de rose, attitude des militaires durant la crise...

- 07 01 11 - Le Courrier - Edito - RaJean - Ôte-moi d'un doute !
" Tim -TGV - Escopol - UDR - mouvances, que les politiques fassent ce qu'ils veulent pourvu que cette maudite crise cesse enfin ! " C'est le cri d'écœurement du citoyen lambda interrogé dans le cadre de ces tentatives de rapprochement ici et là entre diverses et adverses entités politiques, à la recherche d'une "vraie transition inclusive et consensuelle". [...] Pourquoi avoir attendu 2 ans de haine et de discorde, et autant de honte et d'humiliation avant de vouloir se rapprocher ainsi ? Que cache ce revirement ? [...] Un optimisme béat sur une véritable sortie de crise n'intéresse que ceux qui font semblant de chercher une issue, mais pour la masse populaire, ce n'est qu'un vœu… pieux. Selon elle, "haute ou basse", la politique reste inaccessible et incompréhensible à un humble citoyen !

<> 01 01 11 - Blog Fijery - Ndimby A. -  Revin-gadra de bonne année
Les esprits délibérément optimistes argueront qu’entre janvier 2010 et janvier 2011, le référendum du 17 novembre 2011 aura été un fait majeur. D’autres, tentant de chercher un brin de lumière dans les ténèbres , se baseront sur une nouvelle approche de la médiation, mais aussi sur la volonté affichée par les quatre mouvances de reprendre le dialogue. Mais cette volonté de dialogue a toujours été déçue depuis 2 ans. Le chroniqueur se refuse de céder à l'optimisme ambiant et revient sur les 5 raisons qui sont à l'origine de l'échec, à ce jour, de toutes les tentatives de médiation : choix et comportement des médiateurs, comportement de certaines grandes puissances, impuissance des 3 mouvances, unilatéralisme et réseaux mafieux du clan Rajoelina. L'auteur formule en conclusion les points qu'il juge essentiels pour une sortie de crise sereine.
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